Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 14:26
"BFM BUSINESS" : "COMMENT LES NOTAIRES ONT TUÉ LA LOI MACRON ET MON RÊVE DE LE DEVENIR"

Un correspondant nous signale cet article de BFM BUSINESS, qui décrit remarquablement le "parcours du combattant" de trop nombreux DN :

http://bfmbusiness.bfmtv.com/emploi/comment-les-notaires-ont-tue-la-loi-macron-et-mon-reve-de-le-devenir-1068433.html

"Comment les notaires ont tué la loi Macron et mon rêve de le devenir"

09/12/2016 à 13h06

TÉMOIGNAGE

La loi Macron devait faire sauter les verrous d'accès à la profession. Mais le rêve a viré au cauchemar pour tous les candidats.

Hélène, 37 ans, nous raconte son parcours du combattant. Et dénonce la façon dont ce lobby a profité du départ d'Emmanuel Macron pour détricoter sa loi.

"D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu être notaire. C'est rarement un métier qu'on fait par vocation mais pour moi c'était le cas.

Petite, il y avait un ami de la famille qui était notaire et je connaissais donc ce métier. J'aimais le prestige de la fonction, le notaire était pour moi quelqu'un de respectable, qui donnait de bons conseils aux gens dans des étapes importantes de leur vie.

Je me suis donc inscrite à la fac de droit à Lyon après le bac où j'ai obtenu une maîtrise option "droit notarial". J'ai fait ensuite une formation en alternance pour obtenir le diplôme de premier clerc de notaire afin de me familiariser avec le métier. J'étais donc en alternance dans une toute petite étude à Lyon. J'ai adoré. C'est là que j'ai tout appris.

Le notaire chez qui j'étais m'a même proposé de m'associer avec lui une fois que j'aurai mon diplôme officiel de l'école de notariat. Sauf que j'ai découvert plus tard que cette belle proposition n’était qu’une carotte pour maintenir ma motivation !

Car il faut savoir que l'association dans le métier de notaire c'est le Graal. Ce dont rêvent tous les jeunes qui veulent faire ce métier. Car à la différence d'un médecin ou d'un avocat, vous ne pouvez pas vous installer comme notaire après votre formation. C'est ce que l'on appelle une profession réglementée. Il y a un nombre limité de notaires en France (8.600 aujourd'hui). C'est un métier très corporatiste. Il faut être "fils ou fille de" ou être coopté pour avoir la chance de devenir notaire associé.

Ce tout petit microcosme est très fermé. Tous les jeunes diplômés commencent donc à travailler dans une étude dans l'espoir d'être un jour associé ou qu'une opportunité se présente ailleurs. Ce qui n'arrive que très rarement.

Rester enfermée dans une pièce à rédiger des actes

C'est ce que j'ai fait au terme de mes études à l'école de notaire à Marseille. J'ai commencé comme notaire stagiaire pendant deux ans. J'étais payée 1.500 euros pendant deux ans où je rédigeais des actes 4 jours par semaine et le vendredi j'avais une journée de formation. Au bout de 2 ans, j'ai soutenu mon mémoire (j'ai même fini 5ème de ma promo) et j'ai commencé à travailler dans une étude en tant que notaire assistante.

Et c'est là que j'ai vraiment découvert l'envers du décor.

J'étais payé 2.200 euros par mois, je ne me plaignais pas mais c'est pas énorme après 9 ans d'étude. On est bien loin des sommes qu'on voit dans la presse sur le salaire des notaires à plus de 20.000 euros!

Mais surtout je n'étais pas du tout employée comme notaire. Le métier de notaire assistant consistait à rester enfermée dans une pièce toute la journée à rédiger des actes. Mon patron en voulait un par jour, et je ne parle pas d’actes simples. Je ne vous dis pas la pression … et les heures supplémentaires non payées!

Recevoir les clients, les conseiller, faire du droit... Tout ça il faut oublier. J'ai alors compris que la seule façon d'exercer mon métier était de me mettre à mon compte.

Mais là, impossible à cause du numerus clausus. Quant à m'associer, on m'a bien fait comprendre que je pouvais pas y compter. Je ne suis pas "fille de", je n'ai pas les bons réseaux et aussi... je suis une femme. La profession n'est pas très féministe.

Si dans les études, on trouve une grande majorité de femmes, c'est aux postes de clerc ou d'assistant. Plus de 65% des notaires associés en France sont des hommes...

Et puis le gouvernement a décidé d'ouvrir la profession avec la loi Macron. Il faut savoir que cela fait des décennies que l'Europe somme la France d'en finir avec ces professions réglementées. Les notaires s'étaient même engagés à porter leur nombre à 10.000 en l'an 2000. Nous sommes en 2016, ils ne sont que 8.600.

L'objectif de la loi Macron était de permettre à 4.000 notaires de plus de s'installer en trois vagues d'ouverture. J'y ai vu enfin l'opportunité d'exercer mon métier. Mon rêve était d'être mon propre patron pas de faire du fric. C'est pour ça que nous sommes 100% pour la concurrence!

La collecte de l'impôt, l'arme du lobby des notaires

Sauf qu'on a vite déchanté. Car si Emmanuel Macron suivait de près l'évolution de sa loi et ses décrets d'application, cela n'a plus été le cas une fois qu'il est parti. Le gouvernement a cédé sous la pression des notaires.

1ère désillusion: alors que l'Autorité de la concurrence saisie par le gouvernement avait préconisé 1.650 créations de notaires, ce chiffre passe à 1.002 en septembre.

Le Conseil supérieur du notariat (CSN) est un très puissant lobby puisqu'il collecte l'impôt sur les ventes des biens immobiliers. Ont-ils menacé de faire de la rétention avec l'impôt? En tout cas ils se sont mis en grève en forçant leurs salariés à faire grève également.

2ème désillusion : l'organisme financier des notaires a annoncé qu'il ne se porterait pas caution pour les prêts des jeunes notaires. Il faut savoir qu'une installation est coûteuse, et jusqu'à présent les prêts étaient contractés auprès de la Caisse des Dépôts avec le caution de l'Association Notariale de Caution. Or ce n'est plus le cas.

Aujourd'hui pour obtenir mon prêt, je dois hypothéquer mon bien et demander à mes parents (ils disent une personne solvable) de se prêter caution alors que j'ai 37 ans...

3ème désillusion: le 10 novembre, soit 6 jours avant l'ouverture des inscriptions, on apprend que les notaires installés pourront eux aussi candidater. Un détournement incroyable du sens de la loi dont le but était de permettre aux jeunes de s'installer pas aux grosses études d'ouvrir des succursales!

4ème désillusion: le choix des nouveaux notaires se fera par tirage au sort dans une totale opacité en présence d'un membre du Conseil supérieur du notariat mais aucun des prétendant ne pourra y assister. Difficile d'avoir confiance dans ce contexte. Par ailleurs, impossible de savoir quand, où et comment aura lieu ce tirage au sort.

Bref, après un an de préparation où j'ai fait du repérage dans les différentes zones d'installation potentielle, où j'ai mis de l'argent de côté pour pouvoir m'installer, où je suivais tous les matins les décrets d'application de la loi, j'ai enfin candidaté le 16 novembre. Dans plusieurs zones pour avoir plus de chances. Je peux très bien me retrouver à Saint-Nazaire, dans la région toulousaine ou dans le centre de la France. Mais j'ai fait ça pour multiplier mes chances.

J'ai en moyenne 2,3% de chance d'être tirée au sort

Mais ça ne suffira sans doute pas. Car le jour de l'ouverture des inscriptions, nous avons appris que nous étions 30.000 à candidater... pour 1.000 postes. Quand j'ai commencé à postuler, j'ai vu que j'étais le numéro 24.000 et quelques. J'ai donc multiplié les candidatures dans les zones. 67 au total! Dans ma propre ville, il y a eu par exemple près de 300 demandes pour 2 places! A Nice, 850 demandes pour 18 places.

Mais si beaucoup de jeunes ont postulé, le CSN estime que près de la moitié des candidats étaient des notaires déjà installés. Les notaires parisiens, bordelais et des grandes villes ont postulé partout. Et on attend les tirages au sort pour voir qui bénéficiera vraiment de ces postes au final.

En ce qui me concerne, j'ai rempli mes 67 dossiers de candidature pour les différentes zones, écrit mes 67 lettres et j'attends désespérément un mail de confirmation tous les matins dans ma boîte.

A dire vrai, je n'ai pas vraiment d'espoir. J'ai calculé que j'ai en moyenne 2,3% de chance d'être tirée au sort. Et si je le suis je peux très bien me retrouver à l'autre bout de la France alors que mon mari et mes enfants vivent dans le sud. Car le tirage au sort ne tient pas compte des zones préférentielles alors que l'Autorité de la concurrence le suggérait.

Bref, j’ai le sentiment que le gouvernement -sous la pression des notaires- a tout fait pour faire capoter la loi Macron, en lui enlevant toute sa substance.

Je me sens comme des centaines de jeunes notaires avec qui je suis en contact au travers de blog et autres réseaux sociaux, abandonnée à mon propre sort… avec un diplôme qui n’aura aucune réelle valeur sur le marché du travail, si pas tirée au sort.

Je me demande d’ailleurs à quoi bon continuer à former de nouveaux notaires si c’est pour ne pas leur laisser la chance d’exercer le métier pour lequel ils ont été formés.

Les notaires ne veulent pas de concurrence. Ils ne veulent pas de nous, d'ailleurs. Entre eux, ils nous appellent les "bébés Macron". Ils préfèrent être peu nombreux à se partager le gâteau. Et tant pis pour ceux qui comme moi ont eu le malheur de croire qu'ils pourraient un jour exercer ce métier."

Témoignage recueilli par Frédéric Bianchi"

Partager cet article

Repost 0

commentaires

père de notaire 10/12/2016 16:33

j'écris à l'insu de mon fils, et j'ai 75 ans.
Tout ce que j'entends, je lis de part et d'autre, je ne voudrais pas que mes mots soient dévoyés et portent préjudice à mon fils.
Ce dernier à 43 ans, bac+8, anglais courant, espagnol, diplômé de l'école du notariat à Paris,18 ou 20 ans d'expériences professionnelles à Paris et en province..
Tout cela avec beaucoup de difficultés si pas d'adoubement, mise d'argent conséquente..
J'ai suivi le cheminement de ce désir d'installation..et j'ai été scandalisé, des comportements dénoncés dans la presse, des manœuvres observées par une majorité de notaires en place afin de "verrouiller cette profession" que j'avais conseillée à mon fils en début d'études.
Beaucoup se réclament de déontologie, d'être garant du droit...usurpation et faux nez. Rien d'autres.
afin de préserver une chance à mon fils, pour une installation hypothétique, j'écr donnant le moins d'indices possibles.
je jette cet écrit comme une bouteille à la mer..dans une démocratie où sitôt le promoteur de la loi "Macron"
parti, on s'empresse de détricoter l'ensemble.
plus de responsables, plus de loi respectée..
On dansera comme avant..
les jeunes diplômés, voie royale leur avait-on dit
on s'en fout...

New wave 09/12/2016 23:25

Notaire :

À une outrance ? Vous répondez par une outrance, opposée mais de même calibre car extrême !

C'est pas très malin.

Sur le fond, on comprend que vous êtes de droite. Moi aussi alors que je suis DN. Je suis même libéral.

N'ayez pas peur d'un peu de concurrence !

Votre cupidité est en train de se retourner contre vous et vous ne vous en rendez même pas compte.

Vous êtes une caricature de notaire. En ce sens, vous êtes utile dans la vague qui est lancée et ne s'arrêtera plus.

Un grand merci

Notaire 09/12/2016 21:16

Es = guillotine.

Pauvres esprits de socialo.

Aux Egouts. Vite.

ES 09/12/2016 20:27

Continuons de crier au SCANDALE, ils ne sont que 8000, c'est rien à côté des 66.000.000 de français qui importent pour nos hommes politiques qui eux cherchent des solutions à l'avenir de la France!
Cette minorité est exaspérante!
Il faut demander la démission de ceux qui les protègent: on est en démocratie, c'est la voie du peuple qui importe et le peuple n'en peut plus des minorités qui font leur Loi!
La France va mal, il est grand temps de révolutionner le pays, le CONSERVATISME n'a plus sa place!
Il faut ouvrir les yeux!

Notaire 09/12/2016 19:26

Guillotine se lâche en fin de semaine, avec son gros bide, sa mémère , et sa 1664.

Guillotine vous etes pitoyable de bêtise.

Rod 10/12/2016 03:14

Salut mec, alors toujours une dent contre les autres ?

Thomy88 09/12/2016 17:59

" l'Etat devrait considérablement restreindre le nombre de places pour former les notaires à l'université. "

==> Une position facile à défendre quand on a soi-même bénéficié des largesses actuelles pour obtenir son diplôme... Et je m'y inclus d'ailleurs, l'année où j'ai eu mon CFPN 85% des candidats ont été reçus, et pas que des flèches je peux vous le dire. Donc bon quand j'entends les DN dire "j'ai mon diplôme je dois pouvoir m'installer", sur le principe ça devrait être une évidence, mais dans les faits la déconnexion entre la difficulté du métier et de celles des études que l'on fait pour y accéder est telle que cette logique là ne veut plus rien dire...

Maintenant c'est sur, si il s'agit de conserver la corporation en l'état, plutôt que d'interdire la profession à tant de DN, autant l'interdire à plein de jeunes étudiants, ça déplacera l'entonnoir vers un public qui se plaindra moins car on ne leur aura pas donné les mêmes faux espoirs. Mais au fond ça ne changera pas la physionomie de la profession : renfermé sur elle meme et jalouse de ses prérogatives.

De ce point de vue là, la liberté d'installation est sans doute le juge de paix idéal, mais alors ce sera comme pour les avocats : on donne le diplôme à tout le monde ou presque, et après ce sera aux meilleurs de s'en sortir (les meilleurs entrepreneurs/affairistes s'entend, car les meilleurs juristes ça, c'est une autre histoire malheureusement...). C'est une vision des choses. Je ne crois pas un seul instant que ce soit meilleur que la situation actuelle, mais ça en donnera peut-être davantage l'illusion, et j'imagine que c'est le sens de l'Histoire.

avocats notaires 10/12/2016 14:22

Vous voulez dire que les arguments de Tarrade sont à prendre avec des pincettes ? J'ajouterai qu'avec les mêmes pincettes il faut sans doute aussi se boucher le nez.

Dnotaire 10/12/2016 14:18

Il est vrai qu'on a donné à certains le diplôme, surtout lorsque les parents de l'étudiant était eux même Notaire ....

Pour ma part, et sans me vanter, j'ai été major de ma promotion plusieurs années de suite et dans une grande université puis selectionné sur dossier dans un Master qui n'a retenu que 30 personnes pour 900 à 1.000 demandes. Je ne me sens donc pas concerné par cette pratique.

Et j'ajoute que je pense ne pas être le seul dans cette situation ... Donc ne généralisons pas, il n'y a pas que des nuls à avoir le diplôme !

Kath 09/12/2016 17:13

Pour la Zone de FLERS:
11 horodatés dont 2 doivent être exclus du TAS car leur horodatage a été fait après les premières 24h.
Au niveau du statut des horodatés sur les 9 candidats qui ont respecté les délais, seuls 4 ont le statut " en cours d'instruction".
Sur le PV ces personnes dont le dossier est en cours d'instruction obtiennent les 4 premières places au TAS et les 5 autres avec le statut simplement" reçu" prennent les rangs qui suivant

Louise 09/12/2016 17:00

Y a t il eu d'autres TAS aujourd'hui ?

Dugard 09/12/2016 16:48

Moi aussi et surtout ce qui m'a horripilé c'est de faire le boulot de ce que les anciens appelaient les secrétaires notariales. Alors c'est sûr peut être que si à un moment j'avais été mieux payé, j'aurais été plus motivé : on va au TAF avec la banane et pas en faisant la gueule !

J'ai compris ce qu'avait voulu dire le célèbre Expert psychiatre d'Outreau :
"Tant que la justice paiera des experts comme des femmes de ménage, elle aura des expertises de femme de ménage"

Mister X 09/12/2016 22:16

Oui sauf que les DN ne font pas du mauvais travail, bien au contraire.

Kath 09/12/2016 16:47

Les premiers PV sont dispo sur opm

Rlyeh 09/12/2016 16:41

Bel article proche de mon vécu.

15 ans de purgatoire totalement déconsidéré à rapporter plus de 10x mon salaire net.

La loi Macron représentait une opportunité, la lumière au bout du tunnel.

2,3 % c'est maigre, mais il faut s'y raccrocher ou en tirer les conséquences si l'on ne fait pas partie des heureux élus.

Tout ce que j'espère c'est que la réponse, quelle qu'elle soit, ne tardera pas trop.

Kath 09/12/2016 16:12

Je me reconnais également dans ce témoignage.
Et je suis bien d'accord avec vous sur le fait qu'il faille prévenir les jeunes qui s'engagent dans cette voie.
En effet pour reprendre les mots de "Dnotaire" : " l'Etat devrait considérablement restreindre le nombre de places pour former les notaires à l'université. "
Je rajouterais que seules désormais les formations de clerc de notaire, suite au blocus mené par le CSN et la profession contre l'installation des DN, sont nécessaires pour fournir les petites mains rédactrices aux notaires. Reste que les notaires risquent d'être bien embêtés tout de même de ne plus avoir de diplômés notaires pour recevoir le client à sa place et monter les dossiers complexes) .
PS : Cette année en suivant une formation à la fac, j'ai croisé une prof en droit du patrimoine, qui me disait que pour elle la loi Macron n'allait jamais aboutir.
Précision particulière la fac dont je parle a signé une pétition avec les notaires pour lutter à l'époque contre le projet de loi Macron !
Maintenant tout est devenu du business. Les formations sans débouchés ne sont toujours pas pointées du doigt. A quand une action de groupe ( façon justice du XXIème siècle ) contre ce type de formation comme l'ont fait des étudiants de la "Trump university" qui n'arrivaient pas être engagés dans une entreprise malgré leur coûteux diplôme!!!
http://www.lemonde.fr/campus/article/2016/05/18/les-anciens-etudiants-de-l-universite-trump-demandent-des-comptes_4921662_4401467.html

Mela 09/12/2016 16:08

A quelques détails près, j'aurais pu écrire ces lignes. Avoir envie de travailler, s'être donné les moyens de réussir, constater qu'il y aurait suffisamment de travail pour tout le monde ( les études sont toutes débordées!!!) et...ne pas pouvoir exercer son métier simplement parce qu'une poignée d'individus, qui ne tirent leurs privilèges que parce que l'Etat les leur a concédés, s'y oppose pour des questions financières (non parce que le coup du désert juridique, de l'incompétence des DN, des banderoles avec le nombre d'emplois menacés...tout ça tout ça, faudrait les prévenir, personne n'y croit hein!!! Certains clients m'ont même demandé si les notaires n'avaient pas honte?)

LP 09/12/2016 15:58

Oui article intéressant... Je m'y reconnais un peu, mais il faut aussi avouer qu'il y a beaucoup de naïveté dans ce témoignage "bisounours". On dirait une petite fille bien sage, qui attendait qu'on lui donne une belle image à collectionner en reconnaissance de son parcours. La réalité, c'est qu'il faut bien souvent du culot, manier le mensonge, des sous et du réseau pour réussir, et cela vaut aussi et surtout dans le notariat. Il ne suffit pas d'être une bonne élève, et cela tout le monde le savait dès le début.

A LOUEST 09/12/2016 15:52

Je me reconnais aussi parfaitement dans ce témoignage...allez-y, foncez dans le notariat qu'ils disaient ! Tu parles...
Personnellement je n'ai horodaté que dans une seule zone, celle où je travaille actuellement car j'y connais parfaitement le secteur, les clients...c'est là que je vis et où se trouve ma famille.
Je ne me vois pas m'installer à l'autre bout de la France, juste pour m'installer "coûte que coûte".
S'installer oui, mais pas à n'importe quel prix.

Dnotaire 09/12/2016 14:49

C'est horrible à quel point je me reconnais dans ce témoignage.

Il faut aussi rappeler que les notaires, dans les années 2.000, ont massivement incité les jeunes étudiants à faire ce métier.
Je me revois encore sur les bancs de l'université devant le Président de Chambre de ma région qui nous faisait part de l'objectif 12.000 Notaires en 2012 et du taux de vieillissement de la profession qui allait laisser beaucoup de place aux jeunes.

Au final, la vérité a été que nous étions alors en plein boom de l'immobilier, qu'ils avaient juste besoin d'une main d'oeuvre très formée mais avec aucune intention de laisser leur place ou de la partager avec ces jeunes qu'ils embobinaient.

Pour preuve, le nombre de notaire de plus de 60 ans, voir de plus de 70 ans qui ne sont jamais partis en retraite pour préférer passer quelques jours par semaine "relever les compteurs" et faire tourner leur boutique par les jeunes qu'ils avaient convaincus de passer le diplôme.

A tel point que lorsque j'ai démissionné, les clients n'ont même pas compris. Ils pensaient que j'étais le notaire ! C'est dire l'implication de mon ancien patron auprès de ses clients !

Je pense que l'Etat devrait considérablement restreindre le nombre de places pour former les notaires à l'université, qu'il faudrait rétablir à la place une formation de clerc de notaire (métier que les diplômés notaires se retrouvent à faire ... Alors que ce n'était pas le deal !) et que tout jeune souhaitant entrer dans la profession devrait être averti de la voie sans issue dans laquelle il risque de se mettre.

Car en définitive, s'il ya quelques jeunes qui ont eu leur place au soleil cela n'a été que marginal à l'echelle du nombre de jeunes diplômés et qu'une question de chance : être là au bon endroit, au bon moment ...

XC 09/12/2016 15:55

On se trouve tous dans ce témoignage
BRAVO !

Ad nutum 09/12/2016 15:36

Je souscris complètement à votre commentaire et à l'incitation faite aux jeunes.
Je me souviens qu'en 2008-2009, de nombreux notaires disposaient dans les salles d'attente des affiches incitant les jeunes à se former au métier. Le départ des notaires du baby boom était même évoqué. Avec le recul, cela relève plus de la manœuvre dolosive.

guillotine 09/12/2016 14:49

quand je lis votre parcours, j'ai envie de pleurer...et dans ma famille, j'en connais d'autres aussi. Pour moi, il faut une révolte, forte, s'il le faut violente, quelles qu'en soient les conséquences. Je crois qu'il faudra en arriver aux baffes. Comment des êtres humains peuvent être aussi déguelasses ! un jour vous paierez ! rien ne vous émeut à part le fric...le concours parlons en ...aucun n'est capable de le passer...HYPOCRITES ! vous êtes tous des dégénérés IMPITOYABLES. Mais on vous aura ! et ce jour là ce sera un jour de liesse. VIVA LA REVOLUCION ! .

ntr 09/12/2016 14:49

J'aurai pu faire le même témoignage....réalité très bien décrite! Quel gâchis!

Bill 09/12/2016 14:48

Beau témoignage !

(c'est quand même inconscient d'avoir postulé sur toute la France lorsqu'on a une famille bien installée...)

! 09/12/2016 14:39

Je comprends le désespoir de cette dame.
Cependant, et sauf erreur de ma part, cela ne servait à rien de postuler dans 67 zones! Seule la première zone horodatée fait l'objet d'une bulletin pour le TAS! Toutes les autres demandes sont caduques par voie de conséquence!
Beaucoup de candidats ont omis cette subtilité importante à mon sens.

caroline 10/12/2016 00:04

c'était 1 bulletin par zone mais vous pouviez postuler dans les 247 si vous le souhaitiez!

Mister X 09/12/2016 22:05

@!
J'espère pour vous que vous n'avez pas postulé que sur une seule zone...

En attente 09/12/2016 15:27

Non, c'est juste un bulletin par zone.

caroline 09/12/2016 14:34

bfm comptabilise les tweets, partage et lectures sur leur site, il faut le lire en masse et il referont un article.
on ne lâche rien !!!!!

rod 10/12/2016 03:41

Excellente idée. Il faut qu'on arreté d'attendre et qu'on commence à occuper le terrain médiatique. Dénonçons et apportons les preuves afin que soit enfin vu par nos concitoyens qui sentent déjà que quelque chose ne va pas.

n'importe quoi 09/12/2016 14:32

mouvement sur la zone de VITRY LE FRANCOIS - une demande en attente d'avis.