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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 08:24
LEGALVISION : UNE LEGAL STARTUP EN DÉVELOPPEMENT À BORDEAUX

Un correspondant nous signale :

http://objectifaquitaine.latribune.fr/innovation/2017-03-22/legalvision-en-forte-croissance-bouscule-le-secteur-juridique-depuis-bordeaux.html

"LegalVision, en forte croissance, bouscule le secteur juridique depuis Bordeaux

Par Hélène Lerivrain  |  22/03/2017, 9:28

La startup bordelaise LegalVision qui propose aux entreprises d’effectuer leurs opérations juridiques simples en ligne devrait finaliser une levée de fonds de 300.000 euros d’ici à fin mai.

Elle compte plus de 500 clients et enregistre une croissance mensuelle de 30 %.

Créer son entreprise, transférer son siège social ou encore modifier l'objet de sa société.

La startup LegalVision, créée en 2015 à Bordeaux, propose aux TPE et PME d'effectuer 35 opérations juridiques en ligne, "uniquement des actes simples et standards qui, cela dit, représentent 90% des opérations juridiques.

Nous proposons une sorte de guichet unique des formalités", explique Loïc Le Goas, directeur général de LegalVision et l'un des trois cofondateurs.

Un secteur bousculé

"On bouleverse le secteur", reconnait-il.

"Depuis 40 ans, les opérations juridiques étaient le monopole des experts-comptables, avocats et notaires.

Nous arrivons effectivement sur ce marché en proposant à nos clients de réaliser des démarches en ligne en 10 minutes aujourd'hui, en 3 clics demain avec l'intégration de la data publique.

Par ailleurs, nos prix sont bas, 139 euros HT pour une création de société,  contre 1.000 habituellement. Un prix qu'il est possible de pratiquer dans la mesure où tout est automatisé.

Certains professionnels se sentent attaqués tandis que d'autres comprennent ce que l'on fait, sachant que cela fait 15 ans que ce concept alternatif existe aux Etats-Unis", explique Loïc Le Goas.

Levée de fonds de 300.000 euros

LegalVision bouscule d'autant plus le secteur juridique qu'elle enregistre une croissance mensuelle de 30 % depuis septembre 2016.

Elle compte à ce jour plus de 500 clients et pour faire face à une demande de plus en plus forte, LegalVision va ouvrir son capital aux investisseurs.

La startup devrait finaliser une levée de fonds de 300.000 euros d'ici à fin mai 2017, la première de son histoire.

"Cette levée de fonds va nous permettre de recruter afin de nous faire connaître auprès du plus grand nombre, d'optimiser l'expérience utilisateur et de proposer encore plus de services à nos clients", affirme Loïc Le Goas.

Aujourd'hui concentré sur le droit des sociétés, LegalVision proposera cet été de nouveaux services en droit du travail et en matière de recouvrement de facture impayée.

Démarchée par de nombreux incubateurs parisiens, la startup a choisi de conserver son équipe juridique à Bordeaux pour poursuivre son développement et sa croissance.

Elle fait déjà partie des pépites choisies par l'accélérateur Héméra, "ravi d'accompagner une équipe dynamique, ambitieuse et internationale", selon les mots de Benoît Droulin, associé d'Héméra.

LegalVision a pour objectif d'atteindre un chiffre d'affaires de 800.000 euros dans les 12 mois suivant la levée de fonds, 1,5 M€ dans les deux ans.

500 opérations juridiques en 2016

Les opérations le plus couramment effectuées par les entreprises sur le site de LegalVision sont celles relatives au changement de siège social mais pour toutes les demandes, la démarche est identique.

"Les entreprises doivent répondre à quelques questions, cela prend 5 minutes à l'issue desquelles il est possible de pré visualiser ses documents.

Ils sont ensuite signés, en ligne toujours, et déposés au greffe par nos experts sous 48 heures.

Dans les 10 jours qui suivent, les entreprises reçoivent leur K-bis et statuts à jour par e-mail et par courrier.

50 % du travail est effectué par l'entreprise elle-même. Un expert juridique est également disponible par téléphone pour de l'accompagnement."

500 opérations juridiques ont été réalisées en 2016. L'objectif est de parvenir à 3.000 d'ici à fin 2017. LegalVision cofondée par un avocat, un webmarketeur et un développeur, compte aujourd'hui 5 salariés."

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commentaires

TIFOU 26/03/2017 15:57

Avocats notaires
Je ne suis pas d'accord avec vous, aider quelqu'un à rédiger un acte SSP c'est lui prodiguer des conseils. En matière juridique cette activité est réglementée.
En cas de nécessité un chirurgien qui donne des indications à un généraliste pour opérer quelqu'un en cas d'extrême urgence lui prodigue des conseils. En droit, il en est de même.

avocats notaires 26/03/2017 20:19

Tifou :
En effet, la frontière est ténue entre les informations, les renseignements, et le conseil juridique réservé aux professions réglementées.

TIFOU 23/03/2017 12:43

Il me semble que rédiger des actes juridiques relève également des professions réglementées, assister quelqu'un pour faire un acte SSP s'apparente à une activité de conseil.
Et quid de la convocation et de la tenue des conseils d'administration et des assemblées normalement nécessaires.
Bref on incite à faire du faux.
La création d'une société nécessite la signature des statuts par tous les associés. Qui vérifie la véracité des signatures, le dépôt des fonds préalablement à la signature des statuts.
On veut tout banaliser, mais ce n'est pas si simple.
Dans le domaine médical on incite à l'automédication, ca ne marche jamais et finalement quand vous avez déboursé quelques dizaines d'euros (non remboursés) vous devez aller chez le médecin.
On veut banaliser la fabrication du pain avec des machines à pain, mais quand je gouterai un pain fait maison par une machine du commerce aussi bon ou meilleur que le pain du boulanger, je voudrai bien y croire, mais ce n'est pas demain la veille et ca ne reviens pas moins cher.
Pour les actes juridiques c'est la même chose. Plus besoin de notaire, plus besoin d'avocat, plus besoin de juge, des logiciels robots suffiront.

avocats notaires 23/03/2017 15:28

Les legal start-up ne font pas du conseil juridique à proprement parler.
Il n'en reste pas moins que, puisqu'on trouve sur le net tous les renseignements basiques fournis jusque là par les notaires "traditionnels", ceux-ci vont devoir relever sérieusement le niveau de leurs prestations s'ils veulent justifier leur rémunération ... et leur existence même.

Dugard 23/03/2017 14:38

Au passage je croyais que la profession de conseiller juridique avait été supprimé pour faire le ménage !
Si maintenant on refait la même chose avec des informaticiens qui pensent avoir une martingale...
Souvenez-vous de l'arrivée des polytechniciens dans les banques comme TRADER et les dérives que cela a entrainé avec les prêts dits Toxiques !
Ils vont faire comme dans le solaire : PRENDS L'OSEILLE ET TIRE-TOI

Combien d'entreprises de photovoltaïque ont mis la clé sous la porte après avoir sévi (le plus exemple c'était le panneau solaire vissé sur le mur dans une cave obscure et le client qui n'a pas bronché ? )

A titre perso je ne courrai pas non plus derrière eux ( mes anciens employeurs ne faisaient pas plus de 10 statuts / an car plein pot... mais peut-être que s'ils avaient fait demi tarif depuis, ils en auraient fait 10 fois plus ?

Dugard 23/03/2017 12:17

Je n’attaquerai personne sur son âge :
" Puisque on est jeune et con
Puisque ils sont vieux et fous " Damien SAEZ

Beaucoup de choses peuvent être automatisées, certes, et je me suis pris la tête un jour avec un pseudo commercial foireux de fiducial qui ne connaissait du droit que le petit LIVRE ROUGE (VU EN PHOTO) car à l'époque on ne pouvait plus modifier la trame avec téléacte sans foutre la pagaille !!

Le notariat peut faire exactement pareil !
envoyez moi tous les docs scannés sur le mail dans le bon ordre
remplissez le questionnaire (type base de données)
et effectivement pas beaucoup de boulot au final
Seule question est-ce qu'en France à BAC +7 c'est acceptable côté responsabilité de travailler pour moins de 200 € pour des statuts ?
Sinon vous faites 1000 statuts à 200€ automatisés çà fait 200 000 € pour signer !

avocats notaires 23/03/2017 12:39

Même dans le conseil, l'AI et le big data font déjà mieux que la plupart des conseillers "traditionnels" (jeunes ou pas).
L'irruption de cette technologie de rupture contraint les professionnels du conseil (juridique ou autres) à faire un colossal bond en avant.
Mais en sont-ils tous capables ?
C'est un vrai problème, et il est évident que la routine n'a plus sa place dans ces activités ... comme dans toutes les autres d'ailleurs.
Le monde a changé, et les professions du droit ne peuvent pas rester à l'écart de cette (r)évolution.

J - Qques jours 23/03/2017 11:35

Pas dans le conseil.

avocats notaires 23/03/2017 11:54

Mais ces jeunes ne font pas du conseil juridique et fiscal, activité qui relève du monopole de professions réglementées.
Ils développent une legal start-up qui vend des services différents, ou complémentaires.
Ils ne prétendent à rien d'autre.

J - Qques jours 23/03/2017 10:02

2 ados, un poster accroché avec des epingles.

Ca ne marchera pas.

Plus que jamais les clients veulent du conseil, cad une proximité avec leur notaire professionnel du droit et non des actes montés par des informaticiens. ..

Ce " concept " prend le contrepied de ce que veulent les clients
.

avocats notaires 23/03/2017 11:18

Les Californiens qui lancent les plus belles entreprises du monde sont tous, ou presque, des ados.