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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 00:04
LIDN DEMANDE LE RETRAIT DU DÉCRET SCP

Un correspondant nous fait suivre cette lettre ouverte de LIDN au GDS :

https://www.lidn.fr/lettre-ouverte-au-ministre-de-la-justice-demande-de-retrait-du-decret-scp/

"LETTRE OUVERTE AU MINISTRE DE LA JUSTICE : DEMANDE DE RETRAIT DU DÉCRET SCP

Nous publions ici sous forme de lettre ouverte la demande de retrait du décret n°2016-1509 du 9 novembre 2016 envoyée ce jour par notre association à Monsieur le Minisitre de la Justice sur le fondement de l’article L 243-3 du Code des relations entre le public et l’administration.

Nous demandons au Conseil supérieur du notariat d’agir en cohérence avec ses dernières déclarations en se joignant publiquement à cette demande de retrait d’acte réglementaire illégal.

DEMANDE DE RETRAIT

D’UN ACTE REGLEMENTAIRE ILLEGAL

(Sur le fondement de l’article L 243-3 du Code des relations entre le public et l’administration.)

A Monsieur le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux

Ministère de la Justice, 13 place Vendôme PARIS 75001

PAR : L’association dénommée « LIBERTE D’INSTALLATION DES DIPLOMES NOTAIRES », dont le siège est à NICE (06200), Abbaye de Roseland, Kalinka 1, 44, boulevard Napoléon III, déclarée à la Préfecture des Alpes Maritimes le 29 octobre 2014, publiée le 8 novembre 2014 au JORF (n° 78 – page 5354 – 06 Alpes Maritimes), courriel : lidn.association@gmail.com

CONTRE :

Décret n°2016-1509 du 9 novembre 2016 relatif aux sociétés constituées pour l’exercice de la profession de notaire, pris par Monsieur le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux.

OBJET DE LA DEMANDE

Demande de RETRAIT du décret n°2016-1509 du 9 novembre 2016 relatif aux sociétés constituées pour l’exercice de la profession de notaire, pris par Monsieur le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux.

Sur le fondement de l’article L 243-3 du Code des relations entre le public et l’administration.

EXPOSE DES FAITS

Contexte juridique

La décision dont le retrait est demandé a été prise à la suite des textes suivants :

1nt. La loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, notamment son article 52, modifie les modalités de créations des offices de notaires. Le I de l’article précité dispose notamment que :

« I.-Les notaires, les huissiers de justice et les commissaires-priseurs judiciaires peuvent librement s’installer dans les zones où l’implantation d’offices apparaît utile pour renforcer la proximité ou l’offre de services.

Ces zones sont déterminées par une carte établie conjointement par les ministres de la justice et de l’économie, sur proposition de l’Autorité de la concurrence en application de l’article L. 462-4-1 du code de commerce. Elles sont définies de manière détaillée au regard de critères précisés par décret, parmi lesquels une analyse démographique de l’évolution prévisible du nombre de professionnels installés.

A cet effet, cette carte identifie les secteurs dans lesquels, pour renforcer la proximité ou l’offre de services, la création de nouveaux offices de notaire, d’huissier de justice ou de commissaire-priseur judiciaire apparaît utile.

Afin de garantir une augmentation progressive du nombre d’offices à créer, de manière à ne pas bouleverser les conditions d’activité des offices existants, cette carte est assortie de recommandations sur le rythme d’installation compatible avec une augmentation progressive du nombre de professionnels dans la zone concernée.

Cette carte est rendue publique et révisée tous les deux ans. »

2nt. Le décret n° 2016-216 du 26 février 2016 relatif à l’établissement de la carte instituée au I de l’article 52 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 fixe les critères permettant de définir la carte de manière détaillée en fonction d’une appréciation, à l’échelon territorial pertinent, des niveaux d’offre et de demande des prestations rendues par les professionnels concernés et de leurs perspectives d’évolution.

3nt. Le décret n° 2016-661 du 20 mai 2016 relatif aux officiers publics et ministériels indique les conditions dans lesquels les notaires peuvent demander leur nomination dans un office de notaire. L’article 3, I, 12° dudit décret, modifiant le décret n° 73-609 du 5 juillet 1973, dispose notamment que :

«Paragraphe 1

« Nomination aux offices créés

« Art. 49.-Peuvent demander leur nomination sur un office à créer les personnes qui remplissent les conditions générales d’aptitude aux fonctions de notaire.

« Les personnes physiques titulaires d’un office au jour de leur demande ne peuvent être nommées dans l’office créé qu’après ou concomitamment à leur démission. Celle-ci est présentée au garde des sceaux, ministre de la justice, avec la demande de nomination dans un office à créer, sous condition suspensive de nomination dans ce nouvel office.

« Les associés exerçant dans une société titulaire d’un office au jour de leur demande ne peuvent être nommés dans l’office créé qu’après ou concomitamment à leur retrait de cette société, dans les conditions prévues par les textes applicables à cette forme de société. La demande de retrait, sous condition suspensive de nomination dans le nouvel office, doit être présentée au garde des sceaux, ministre de la justice, avec la demande de nomination dans l’office à créer.

« Art. 50.-Les demandes peuvent être déposées à compter du premier jour du deuxième mois suivant la publication de la carte prévue à l’article 52 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, à 14 h 00 (heure de Paris), et durant un délai de dix-huit mois à compter de cette date.

« Art. 51.-Les demandes sont enregistrées par téléprocédure sur le site internet du ministère de la justice. Elles sont horodatées.

« La demande mentionne la zone choisie parmi celles figurant sur la carte susmentionnée et, au sein de cette zone, la commune dans laquelle le demandeur souhaite être nommé. Chaque demandeur ne peut déposer qu’une seule demande par zone.

« Un arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, précise les pièces à produire dans le délai de dix jours à compter de l’enregistrement de la demande.

« En cas de demande incomplète, si le demandeur ne produit pas les justificatifs requis dans le délai fixé par le même arrêté, sa demande est caduque.

« Art. 51-1.-Les demandes qui ne satisfont pas aux conditions de forme et de délai prévues par le présent paragraphe ne sont pas recevables.

« Art. 52.-Pour chaque zone fixée par la carte, les demandes sont instruites suivant leur ordre d’enregistrement.

« En cas de demandes formées par une même personne et portant sur plusieurs zones, l’une quelconque de ses demandes est susceptible de donner lieu à la nomination de son auteur, sans possibilité pour lui d’exprimer un ordre de préférence.

« Le bureau du Conseil supérieur du notariat communique au garde des sceaux, ministre de la justice, dans les vingt jours suivant sa demande, toute information dont il dispose permettant d’apprécier les capacités professionnelles et l’honorabilité du demandeur.

« La nomination en qualité de titulaire d’un office ou en qualité d’associé d’une société titulaire d’un office à tout moment de la procédure entraîne la caducité de toute autre demande de nomination sur un office à créer formée par l’intéressé.

« La publication d’une nouvelle carte conformément au cinquième alinéa du I de l’article 52 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 susmentionnée entraîne la caducité des demandes formées antérieurement.

« Art. 53.-Dans les zones mentionnées au I de l’article 52 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 susmentionnée, le garde des sceaux, ministre de la justice, nomme les demandeurs au regard des recommandations dont est assortie la carte et suivant l’ordre d’enregistrement de leur demande.

« Toutefois, lorsque le nombre des demandes de création d’office enregistrées dans les vingt-quatre heures suivant la date d’ouverture du dépôt des demandes précisée à l’article 50 du présent décret est supérieur, pour une même zone, aux recommandations, l’ordre de ces demandes est déterminé par tirage au sort en présence d’un représentant du Conseil supérieur du notariat dans les conditions prévues par un arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice. »

« Art. 54.-L’appel à manifestation d’intérêt prévu au deuxième alinéa du II de l’article 52 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 susmentionnée est publié sur le site internet du ministère de la justice et transmis au Conseil supérieur du notariat en vue de sa diffusion aux conseils régionaux des notaires.

« L’enregistrement et l’instruction des demandes de création d’office dans les zones ainsi signalées sont réalisés dans les conditions prévues par les articles 49 et suivants du présent décret.

« Art. 55.-Le délai de deux mois mentionné au point III de l’article 52 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 susmentionnée ne court qu’à compter du dépôt d’un dossier de demande complet.

« Les avis de l’Autorité de la concurrence rendus dans ce cadre sont publiés sur le site internet du ministère de la justice.

4nt. L’avis de l’Autorité de la concurrence n° 16-A-13 du 9 juin 2016 relatif à la liberté d’installation des notaires et à une proposition de carte des zones d’implantation, formule des recommandations sur le rythme d’augmentation des nouveaux professionnels, conformément à l’article 52 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015.

Ledit avis a été complété par une notice explicative de l’Autorité de la concurrence du 1er juillet 2016 sur la notion de « recommandations sur le rythme d’installation compatible avec une augmentation progressive du nombre de professionnels » dans les zones mentionnées au I de l’article 52 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015.

5nt. L’arrêté ministériel (Ministère de la Justice) du 16 septembre 2016 pris en application de l’article 52 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 sus-mentionnée détermine :

les zones de « liberté » d’installation prévues audit article ;

par zone, la recommandation relative au nombre d’offices à créer, et l’objectif relativement au nombre de nouveaux professionnels.

6nt. L’arrêté ministériel (Ministère de la Justice) du 16 septembre 2016 fixe la liste des pièces à produire pour une demande de nomination en qualité de notaire dans un office à créer et le délai prévus à l’article 51 du décret n° 73-609 du 5 juillet 1973 relatif à la formation professionnelle dans le notariat et aux conditions d’accès aux fonctions de notaire.

Concernant les demandes d’offices à créer par des personnes morales, ledit arrêté prévoit en son article 3 chapitre II cité par extrait :

« Article 3

La demande de nomination d’une société en qualité de titulaire d’un office créé est complétée, dans le délai mentionné au troisième alinéa de l’article 51 du décret du 5 juillet 1973, des pièces suivantes :

(…)

2° Une demande émanant de chaque personne physique sollicitant sa nomination en qualité d’associé de ladite société, accompagnée des pièces prévues au chapitre Ier en fonction de leurs situations respectives

(…) »

Il convient donc de se rapporter au chapitre Ier, article 1er cité par extrait :

« Article 1

La demande de nomination d’une personne physique en qualité de titulaire d’un office à créer est complétée, dans le délai mentionné au troisième alinéa de l’article 51 du décret du 5 juillet 1973, par les pièces suivantes :

(…)

4° Le cas échéant, pour les personnes titulaires d’un office ou les associés exerçant d’une société titulaire d’un office, la demande de démission ou de retrait de la société dans les conditions applicables à cette forme de société, sous la condition suspensive de leur nomination en qualité de titulaire d’un office créé ;

(…) »

7nt. Arrêté ministériel (Ministère de la Justice) du 4 novembre 2016 pris en application du V de l’article 16 du décret n° 2016-661 du 20 mai 2016 relatif aux officiers publics et ministériels et fixant la date de l’ouverture du dépôt des demandes de nomination sur un office notarial à créer le 16 novembre 2016 à 14 heures.

8nt. Le décret n°2016-1509 du 9 novembre 2016 relatif aux sociétés constituées pour l’exercice de la profession de notaire, pris par Monsieur le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, objet de la présente requête, permet aux sociétés civiles professionnelles de notaires existantes de déposer leur demande de création d’office. Les sociétés civiles professionnelles ainsi autorisées à déposer leurs demandes ne comportent que des notaires exerçant déjà leur profession.

Par communiqué de Monsieur le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, en date du 10 novembre 2016 intitulé « Publication des décrets relatifs aux sociétés civiles professionnelles de notaires, d’huissiers de justice et de commissaires-priseurs judiciaires» http://www.presse.justice.gouv.fr/garde-des-sceaux-communiques-discours-agenda-10227/societes-civiles-professionnelles-publication-de-trois-decrets-29442.html., il est précisé que « en conséquence, les SCP de notaires existantes pourront demander, dès le 16 novembre prochain, la création d’un office dans le cadre du dispositif de liberté d’installation prévu par la loi et mis en œuvre par la Chancellerie par voie de téléprocédure. »

Nombre de dépôt de demandes suite à l’ouverture de la procédure le 16 novembre 2016

Ces différents textes étant rappelés, le demandeur expose en outre que :

les candidatures pour une création d’office ont dépassé, dans presque toutes les zones de « liberté » d’installation, les recommandations résultant de l’arrêté ministériel. Ces constatations résultent de la consultation du portail OPM (Officiers Publics et Ministériels) mis en place par le Ministère de la Justice et d’un document émanant du Conseil Supérieur du Notariat fournissant les statistiques le 17 novembre 2016 à 14 heures, soit 24 heures après le début de la procédure de dépôt des demandes de créations d’offices.

SUR LA RECEVABILITE DE LA DEMANDE

L’objet de l’association dénommée « LIBERTE D’INSTALLATION DES DIPLOMES NOTAIRES » est le suivant : « promouvoir, défendre la libre installation des diplômés notaires en qualité de notaires titulaires d’un Office ministériel, et d’assister tout diplômé notaire dans ses démarches ayant cette finalité ; l’entre-aide et le partage de compétences, d’expériences et de savoir-faire entre diplômés notaires ; et plus généralement toutes opérations industrielles, commerciales ou financières, mobilières ou immobilières, et tous autres moyens pouvant se rattacher directement ou indirectement à l’objet social ou susceptibles d’en faciliter l’extension ou le développement, et/ou concourir à la réalisation de son objet social ». Elle est recevable à demander le retrait des textes réglementaires qui viennent restreindre la liberté d’installation des diplômés notaires.

La décision dont le retrait est demandé, a été publiée au Journal Officiel de la République Française le 10 novembre 2016 (JORF n°0262 10 nov. 2016 texte n° 16), il y a en conséquence moins de deux mois.

DISCUSSION

Illégalité de la décision au fond : moyens de la légalité interne

A – LA VIOLATION DE LA LOI

Sur l’augmentation du nombre de professionnels conduisant à l’arrivée de nouveaux professionnels

Le décret n°2016-1509 du 9 novembre 2016 permettant aux sociétés civiles professionnelles de notaires existantes de demander un nouvel office sans augmentation du nombre de professionnels contrevient à l’article 52 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques qui a modifié la procédure de création de nouveaux offices. Ledit article vise les objectifs suivants :

« renforcer la proximité ou l’offre de services »

« augmentation progressive du nombre d’offices à créer, de manière à ne pas bouleverser les conditions d’activité des offices existants »

« augmentation progressive du nombre de professionnels dans la zone concernée ».

La loi prévoit donc non seulement l’augmentation du nombre d’offices mais également l’augmentation « du nombre de professionnels ». Cette augmentation résulte des travaux parlementaires mais également des recommandations figurant dans l’avis de l’Autorité de la concurrence n° 16-A-13 du 9 juin 2016 : l’Autorité de la concurrence a raisonné en nombre de professionnels à l’échelle nationale et ses recommandations auraient probablement été différentes si elle avait su que les SCP existantes pouvaient avoir un nouvel office.

Si une société civile professionnelle existante obtient un nouvel office grâce à la procédure mise en place à compter du 16 novembre 2016, la règle prévue à l’article 46 du décret  n°67-868 du 2 octobre 1967 (modifié lui-même par le décret objet du présent recours) viendrait à s’appliquer. L’article 46 nouveau dispose que « Tout associé ne peut être membre que d’une seule société civile professionnelle de notaires et ne peut exercer ses fonctions ni à titre individuel, ni en qualité de membre d’une autre société, quelle qu’en soit la forme, ni en qualité de notaire salarié. Si la société est titulaire de plusieurs offices, il est nommé et exerce dans un seul de ces offices ». Cela signifie que les associés de la SCP devront exercer soit dans l’office initialement détenu, soit dans le nouvel office. Si ce mécanisme était accepté, il reviendrait à augmenter le nombre d’offices sans pour autant augmenter le nombre de professionnels.

Le décret n°2016-661 du 20 mai 2016 dans sa modification de l’article 49 du décret n° 73-609 du 5 juillet 1973 prévoit certes que les notaires installés puissent demander un nouvel office, mais sous condition suspensive de démission de leur office s’ils exercent à titre individuel et sous condition suspensive du retrait de leur société s’ils exercent sous forme sociétaire. L’annulation de ce décret ne peut plus être demandée car sa publication date de plus de deux mois. Toutefois, il ne peut y avoir d’analogie entre 1° les dépôts de demandes émanant de notaires installés ayant demandé leur démission/retrait sous condition suspensive de nouvelle nomination et 2° les dépôts de demandes émanant de SCP existantes. Dans le premier cas, le notaire accepte de perdre sa qualité de professionnel un instant de raison pour la retrouver dans un nouvel office ; cela permet ce faisant à un autre professionnel de prendre la place précédemment occupée par lui (office individuel ou droits sociaux dans une société de notaires). Si au contraire une SCP est admise à créer un nouvel office, aucun notaire ne perd sa qualité de professionnel exerçant, de sorte qu’un nouvel office serait attribué à cette SCP sans qu’aucun nouveau professionnel ne soit nommé et sans que cela ne permette à ce que des parts sociales donnant la qualité de professionnel soient remises sur le marché.

Le dépôt d’une demande de création d’office par un associé de SCP semble donc possible et légal à la condition pour lui de respecter les conditions prévues par l’article 49 du décret n° 73-609 du 5 juillet 1973, c’est-à-dire demander le retrait de la SCP sous condition suspensive de nomination.

Enfin, l’illégalité des textes réglementaires pris en application de la loi n°2015-990 du 6 août 2015 ressort des déclarations-mêmes des parlementaires et du Monsieur le Ministre de la Justice. En effet, il ressort d’une audition de Monsieur le Garde des Sceaux par la mission d’information commune sur l’application de la loi du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques tenue à l’Assemblée Nationale le 31 mai 2016 présidée par M. le Député Ferrand les propos ci-après littéralement rapportés (issus du compte-rendu écrit figurant à l’adresse http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-micmacron/15-16/c1516008.asp ) :

« (…) Philippe Houillon [Député] : Monsieur le garde des sceaux, je me réjouis que vous veniez devant cette mission d’information, une fois la loi votée. Nous avions déploré de ne pas voir du tout le garde des sceaux au moment de sa discussion. Nous le criions tous les jours et, en vous entendant, je me dis aujourd’hui que nous avions eu raison de le faire, même si nos vœux n’ont pas été exaucés. En effet, nous disions à peu près ce que vous venez de déclarer. Vous avez raison de dire que toutes ces professions sont extrêmement perturbées et qu’un grand déficit de confiance persiste, même si vous tentez de renouer petit à petit le dialogue. Le président-rapporteur de cette mission, auparavant rapporteur général du projet de loi, peut en être témoin : nous avions signalé ces problèmes. Si nous avions reçu le garde des sceaux au moment de l’examen du texte, il nous aurait confortés dans ces propos. La gymnastique actuelle, si je lis entre les lignes, qui consiste à tenter d’atténuer les effets de certaines dispositions de la loi au moyen des textes réglementaires, n’aurait peut-être pas été utile et nous aurions trouvé un meilleur équilibre (…)

le président-rapporteur. Monsieur Houillon, ce n’est pas à un juriste aussi éminent que vous que je rappellerais que le règlement n’a pas pour objet d’atténuer la loi. Au contraire, nous avons précisé dès le début de nos travaux que cette mission d’information avait pour but de s’assurer de la célérité de la mise en œuvre de la loi et du respect de sa lettre et de son esprit. Je n’imagine donc pas un seul instant, que le garde de sceaux, qui a fait un diagnostic sans doute juste concernant, non pas les bouleversements, mais les interrogations que la loi a soulevées au sein de certaines professions qui n’avaient pas été réformées sur certains points depuis le 19ème siècle, ait l’intention de ne pas convenablement appliquer la loi. Je ne prête pas au garde des sceaux une intention cachée de ce type.(…) »

Dans un article de presse en date du 7 décembre 2016, il est évoqué un courrier adressé par Monsieur le Garde des Sceaux à Madame la députée Descamps-Crosnier dans les termes suivants :

      « Dans une lettre au ton inhabituel adressée le 29 novembre, à la députée PS Françoise Descamps-Crosnier, [Monsieur] Urvoas mitraille – sans le citer – son collègue de Bercy. Il écrit que cette disposition [note : le décret dont le retrait est demandé] « a été introduite sans que la Chancellerie l’ait demandé ». Avant de dénoncer lui-même une mesure qui ne respecterait pas l’ « intention du législateur » et qui aurait été prise « au détriment (…) de l’installation de nouveaux professionnels » » (Le Canard Enchaîné, 7 déc. 2016).

En permettant à des sociétés civiles professionnelles composées de notaires déjà exerçants de demander un nouvel office qui s’ajouterait à celui qu’elles détiennent déjà, le décret n°2016-1509 du 9 novembre 2016 ne permet pas l’augmentation du nombre de professionnels existants et viole en conséquence l’article 52 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 qui prévoit une telle augmentation.

Sur la protection des notaires déjà installés prévus dans la loi n°2015-990 du 6 août 2015 : la notion de progressivité est nécessairement la conséquence de l’absence de participation des notaires existants

La loi et les textes réglementaires susvisés – en particulier l’arrêté ministériel du 16 septembre 2016 pris en application de l’article 52 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 sus-mentionnée (dit « arrêté carte » – prévoient la progressivité de l’augmentation de nouveaux professionnels afin de préserver les intérêts de notaires déjà installés. Cette progressivité n’était pas initialement prévue mais a été ajoutée dans le texte de loi suite à la demande des instances du notariat. Elle est censée prémunir les notaires déjà installés contre les effets de la concurrence des nouveaux professionnels.

Les mécanismes prévoyant la progressivité de l’augmentation ne peuvent s’expliquer que dans le seul cas où de nouveaux professionnels apparaîtraient et viendraient concurrencer les notaires déjà installés. Elle n’a pas de sens si l’on permet aux SCP existantes de demander un nouvel office qui viendrait s’ajouter à l’office qu’elles détiennent déjà.

En permettant à des sociétés civiles professionnelles composées de notaires déjà exerçants de demander un nouvel office qui s’ajouterait à celui qu’elles détiennent déjà, le décret n°2016-1509 du 9 novembre 2016 rend inutile la progressivité censée protéger les notaires installés et viole en conséquence l’article 52 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 qui la prévoit.

Sur le respect du principe à valeur constitutionnelle de la liberté d’entreprendre

Le Conseil Constitutionnel a affirmé à de nombreuses reprises que la liberté d’entreprendre, découlant de l’article 4 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, ne pouvait être limitée pour des raisons tirées de l’intérêt général, qu’à la condition qu’il n’en résulte pas d’atteintes disproportionnées au regard de l’objectif poursuivi (dernièrement : Cons. Constit. 2010-55  QPC,  18  octobre  2010,  cons.  4,  Journal  officiel  du  19  octobre  2010,  page  18695,  texte  n° 82,  Rec.  p.  291).

En permettant à des sociétés civiles professionnelles composées de notaires déjà exerçants de demander un nouvel office, et en restreignant par voie de conséquence les possibilités pour les diplômés notaires non installés d’obtenir un office, le décret n°2016-1509 du 9 novembre 2016 viole de manière disproportionnée le principe de la liberté d’entreprendre, sans que cela ne soit justifié par aucun intérêt général.

B – L’ERREUR DE DROIT

Sur l’incohérence des dispositions du décret n°2016-1509 du 9 novembre 2016 entre elles

Le décret n°2016-1509 du 9 novembre 2016 permettant aux SCP existantes de déposer une demande ne s’inscrit pas dans l’ordonnancement juridique pris en application de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015. En effet, le décret n°2016-661 du 20 mai 2016 dans sa modification de l’article 49 du décret n° 73-609 du 5 juillet 1973 a traité les conditions dans lesquelles les notaires déjà exerçants pouvaient demander un office en prévoyant un retrait de la société sous condition suspensive de la nomination dans un nouvel office. Il s’agit du droit commun des nominations dans les offices créés. L’arrêté de nomination d’une société dans un office présente deux volets :

La nomination de la société,

La nomination des associés exerçant dans l’office créé.

Le décret n°2016-1509 du 9 novembre 2016 concernant les SCP renvoie d’ailleurs lui-même à l’article 49 précité (le renvoi résulte de l’article 4-1 du décret n°67-868 du 2 octobre 1967 modifié), lequel traite des conditions que doivent réunir les associés exerçants.

En conséquence, les dispositions du décret 2016-1509 du 9 novembre 2016 sont contradictoires :

D’une part, le renvoi à l’article 49 du décret n° 73-609 du 5 juillet 1973 modifié opéré par l’article 4-1 du décret n°67-868 du 2 octobre 1967 modifié par le décret n°2016-1509 du 9 novembre 2016 impose que soit exigé le retrait de la société sous condition suspensive de la nomination s’agissant des associés exerçants.

D’autre part, le même décret n°2016-1509 du 9 novembre 2016 semble permettre également aux SCP de notaires de déposer une demande de création d’office sans condition (article 3 du décret n°67-868 du 2 octobre 1967 modifié)

L’incohérence provient de la reprise imparfaite du droit commun des nominations aux offices créés et de la volonté de permettre aux SCP existantes de candidater.

En faisant cohabiter des dispositions contradictoires (article 3 décret n°67-868 du 2 octobre 1967 modifié permettant aux SCP de candidater directement ; article 4-1 du même décret renvoyant au droit commun de la nomination aux offices créés figurant aux articles 49 et suivants du décret n° 73-609 du 5 juillet 1973 modifié), le décret n°2016-1509 du 9 novembre 2016 commet une erreur de droit dans l’application de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 et dans la cohérence des textes réglementaires qui en sont la conséquence.

Sur l’incohérence des dispositions du décret n°2016-1509 du 9 novembre 2016 avec les recommandations de l’Autorité de la Concurrence et l’arrêté ministériel du 16 septembre 2016 pris en application de l’article 52 de la loi n°2016-990

Les recommandations prises par l’Autorité de la concurrence résultant de l‘avis n° 16-A-13 du 9 juin 2016 complété par une notice explicative de l’Autorité de la concurrence du 1er juillet 2016 indiquent la nécessité de prévoir l’augmentation du nombre de professionnels de 1650 pour la première période d’application de la procédure de nomination prévue à l’article 52 de la loi n°2016-990. Le point 15 de la notice susmentionnée indique que :

« Il en résulte que les recommandations, dont la proposition de carte est assortie, doivent être lues dans le sens suivant:

chaque création d’office individuel satisfait la recommandation d’installation d’un professionnel libéral supplémentaire dans la zone considérée;

chaque création d’office en société satisfait autant de recommandations d’installation de professionnels libéraux supplémentaires dans la zone considérée qu’il y aura d’associés en exercice dans la société »

En permettant aux SCP de demander la création d’un office sans augmenter le nombre de professionnels libéraux supplémentaires, le décret n°2016-1509 du 9 novembre 2016 n’est pas cohérent avec les textes qui précisent le nombre de professionnels supplémentaires par zone : le décret n° 2016-216 du 26 février 2016, l’avis de l’Autorité de la concurrence n° 16-A-13 du 9 juin 2016 relatif à la liberté d’installation des notaires et à une proposition de carte des zones d’implantation, la notice explicative de l’Autorité de la concurrence du 1er juillet 2016, l’arrêté ministériel (Ministère de la Justice) du 16 septembre 2016 pris en application de l’article 52 de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015. Le décret n°2016-1509 du 9 novembre 2016, commet une erreur de droit dans l’application de la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 et dans la cohérence des textes réglementaires qui en sont la conséquence.

CONCLUSION

PAR CES MOTIFS, le demandeur requiert Monsieur le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, de

– RETIRER le décret n°2016-1509 du 9 novembre 2016 relatif aux sociétés constituées pour l’exercice de la profession de notaire.

Le 13 décembre 2016"

Bravo LIDN !

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 21:22
SUR LE BLOG DE CECILE UNTERMAIER : "Point de situation sur la procédure de création d'offices"

http://www.cecileuntermaier.fr/actualites/1829/point-de-situation-sur-la-procedure-de-creation-d-offices-pour-les-notaires/

Le 13 Décembre 2016  #Réforme

Point de situation sur la procédure de création d’offices pour les notaires

Soucieux de dissiper certaines inquiétudes, nées notamment de la circulation de chiffres non vérifiés, Jean-Jacques URVOAS, Garde des sceaux, ministre de la justice, souhaite apporter plusieurs précisions au sujet de la mise en œuvre du processus prévu par la loi du 6 août 2015 relatives à la liberté d’installation des notaires.

L’ouverture des candidatures a suscité un afflux massif de demandes, qui seront traitées, conformément aux exigences de la loi, de façon à permettre la nomination progressive, dans les offices créés pour satisfaire les besoins de services notariaux identifiés par l’Autorité de la concurrence, des personnes qui correspondent aux conditions légales

Dans les 24 heures qui ont suivi l’ouverture des candidatures, le 16 novembre 2016, près de 30.000 demandes ont été enregistrées. Ce nombre est largement supérieur au nombre de candidats (7500), dans la mesure où beaucoup d’entre eux ont fait plusieurs demandes.

L’instruction des candidatures aura lieu dans les 247 zones d’installation libre dans l’ordre déterminé par tirage au sort, puisque dans chacune des zones, le nombre de candidatures dépasse le nombre d’offices à créer.

Les candidatures étaient ouvertes à tous, la loi du 6 août 2015 ayant instauré un principe de liberté d’installation pour quiconque remplit les conditions qu’elle pose. Des notaires déjà installés pouvaient donc candidater, à condition qu’ils démissionnent de leur office précédent ou de la société dans laquelle ils exerçaient, au plus tard au moment de leur nouvelle nomination. Des sociétés pouvaient également candidater, à condition que l’un au moins de leurs associés exerce ensuite dans l’office qui pourrait leur être attribué.

Parmi les candidats, il est impossible de dire à l’heure actuelle combien d’entre eux sont des notaires déjà installés, car cette information ne peut être connue qu’à l’examen des dossiers, qui sera faite après tirage au sort.

Les tirages au sort ont lieu zone par zone, par session hebdomadaire le mercredi, plusieurs zones étant traitées au cours d’une même session. Le traitement des candidatures se fait ainsi de manière progressive, dans le but de pouvoir parvenir rapidement à effectuer les premières nominations. Les tirages au sort sont effectués par un magistrat de la Chancellerie, en présence d’un représentant du Conseil supérieur du notariat. Cela permet de garantir à l’ensemble des candidats la parfaite régularité de l’opération.

L’ordre de tirage au sort des zones est établi en fonction de la différence entre le nombre de demandes et le nombre d’offices à créer par zone, de la plus faible à la plus forte. Cet ordre sera mis en ligne sur le portail dédié http://opm.justice.gouv.fr.

Les procès-verbaux des tirages au sort sont ensuite mis en ligne sur le portail dans les trois jours ouvrables suivants chaque tirage.

Les candidats désignés premiers par le tirage au sort ne seront nommés que s’ils remplissent les conditions posées par la loi (conditions de nationalité, d'aptitude, d'honorabilité, d'expérience et d'assurance). En cas de candidatures multiples, la nomination dans un office rend les autres candidatures caduques.

Les arrêtés de nomination seront pris zone par zone, après instruction des dossiers, sous un à deux mois. Les premiers seront publiés d’ici la fin de l’année.

Les premières séances de tirage au sort ont eu lieu la semaine dernière, concernant quinze zones. Les prochaines séances auront lieu les mercredi 21 et 28 décembre.

A l’issue de ces premiers tirages au sort, sur les quinze premières créations d’office les candidatures individuelles sont très majoritaires parmi les candidats désignés premiers par le tirage au sort, puisqu’elles sont au nombre de onze sur quinze. Toutes ces onze personnes sont des notaires actuellement sans installation.

Par ailleurs, parmi les quatre sociétés désignées premières pour leur zone par le tirage au sort, la répartition est équilibrée entre sociétés existantes et sociétés créées, ainsi qu’entre sociétés civiles professionnelles et sociétés d’exercice libéral.

Cette réforme suscite une forte attente, comme le montre le nombre de demandes déposées. Le nombre très important d’office à créer et de candidatures entraîne nécessairement un délai pour la bonne instruction des dossiers.

Ouvrir la candidature à tous permet de remplir l’objectif du législateur, inscrit dans la loi, qui est de renforcer l’offre de service notarial dans les zones déterminées par l’Autorité de la concurrence, en fonction des besoins identifiés par celle-ci.

Mais il est aussi essentiel de satisfaire une intention de la loi : permettre l’installation de 1650 nouveaux professionnels, comme énoncé dans l’arrêté du 20 septembre 2016 suivant les recommandations de l’Autorité de la concurrence.

C’est la raison pour laquelle il a été prévu dans cet arrêté d’examiner, un an après l’ouverture des candidatures, si les créations d’office ont permis d’atteindre cet objectif. Si ce n’est pas le cas, autrement dit si dans certaines zones le nombre d’installation recherché n’est pas atteint, des offices complémentaires seront créés pour y parvenir."

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 19:07
LA MISSION UNTERMAIER VA SE REUNIR "DANS LES PROCHAINS JOURS" ET AUDITIONNER LE GDS

Un correspondant nous fait suivre cet article de "PROFESSION CGP" :

http://www.professioncgp.com/article/les-acteurs/actu/libre-installation-des-notaires-la-mission-de-suivi-de-la-loi-macron-va-se-reunir.html


"Libre installation des notaires : la mission de suivi de la loi Macron va se réunir


13/12/2016


Par : Paola Feray


Face à la querelle qui fait rage chez les notaires entre les anciens et les nouveaux depuis le début de la procédure du tirage au sort de la libre installation, la député Cécile Untermaier vient de nous annoncer que la mission de suivi de la loi du 6 août 2015 dont elle fait partie comme rapporteur de la loi Macron allait se réunir dans les prochains jours pour éclaircir certains points. Une réunion à laquelle sera convié pour y être auditionné Jean-Jacques Urvoas, le garde des Sceaux.


La mission d’information commune sur la loi Macron, présidé par le député Richard Ferrand, a pour fonction, d’une part, de contrôler les textes réglementaires nécessaires à l’application de la loi, et, d’autre part, de vérifier qu’ils traduisent au mieux la volonté du législateur. Et c’est bien dans cet objectif que Cécile Untermaier, rapporteur de la loi Macron, nous a informé que cette mission parlementaire de suivi allait se réunir dans les prochains jours en présence de Jean-Jacques Urvoas, le ministre de la Justice, que les deux députés avaient déjà saisi le 24 novembre dernier par un courrier conjoint dans lequel ils s’alarmaient du « dévoiement de l’ensemble du système de liberté d’installation par la possibilité donnée aux sociétés de notaires de détenir plusieurs offices, en vertu du décret n° 2016-880 du 29 juin 2016 et du décret n° 2016-1509 du 9 novembre 2016 ».


La mission de suivi n’a jamais été informée des décrets autorisant les SCP et les SEL à candidater


Un courrier encore resté sans réponse écrite, « si ce n’est à l’oral », explique la député de Saône-et-Loire et vice-présidente de la commission des lois à l’Assemblée, qui compte bien « réécrire au ministre pour avoir une réponse ! On ne voulait pas des derniers décrets ! Nous n’avons d’ailleurs jamais été mis au courant : le décret du 9 novembre autorisant les SCP et les SEL a été publié quelques jours avant la date de dépôt des demandes (le 16 novembre à 14 heures, ndlr) sans qu’il ait été évoqué dans son principe tant dans les débats parlementaires que dans le cadre des travaux de la mission. C’est un manque de considération pour les députés ! Ce n’est pas à la haute administration à traiter directement avec la profession ! »


Et ce dernier décret a mis le feu aux poudres entre les diplômés notaires non titulaires et non associés et leurs confrères installés en études, jusqu’à l’explosion le 7 décembre dernier lorsque la procédure de tirage au sort a débuté. Le ministère de la Justice a enregistré 30 000 demandes pour 1 002 nouveaux offices autorisés à s’installer d’ici un an pour un total de 1 650 en 2018, selon les chiffres préconisés par la carte d’installation des notaires dressée par l’Autorité de la concurrence et qui définit 247 zones d’installations libres et 60 zones d’installation contrôlée.

« Le but de la loi Macron était d’ouvrir la profession des notaires surtout à Paris et dans les grandes villes, poursuit Cécile Untermaier, et permettre aux 4 000 diplômés notaires de ne plus rester à la porte de la profession. Le choix du tirage au sort, de l’horodatage était pertinent parce que transparent. Il permettait une égalité des chances économiques pour tous dès lors que les conditions sont remplies. »


Cécile Untermaier dit non au concours


Depuis, anciens et nouveaux s’envoient des amabilités par communiqués de presse interposés, les premiers par le biais du Conseil supérieur du notariat se drapant dans leur bonne foi en refusant toute accusation de manœuvre des notaires en place pour réduire le nombre de nouveaux notaires titulaires ou associés, et les seconds (via l’association LIDN pour Liberté d’installation des diplômés notaires) se sentant trahis et frustrés de l’espoir suscité par la loi Macron leur permettant enfin de s’installer.


Dernier rebondissement en date : l’idée du concours préconisé par le CSN dans son communiqué de presse daté d’hier, lundi 12 décembre, dans lequel il demande « de suspendre les opérations de tirage au sort qui ne sont pas dignes de la délégation de l’autorité publique, de réserver aux seuls primo-installants la possibilité de créer un office et de départager les candidats par un concours organisé par la Chancellerie fondé sur le mérite. »

Des préconisations loin de donner satisfaction à l’association LIDN, même si elle reconnaît rejoindre le CSN « partiellement » pour le second point, mais qui refuse catégoriquement les autres demandes :

« L’association LIDN refuse en revanche catégoriquement que soient suspendus les tirages au sort alors que ceux-ci ont démarré et que certains lauréats sont d’ores et déjà désignés.

L’association LIDN refuse pareillement qu’une réforme équilibrée, fruit de plus de deux ans de travaux parlementaires, soit remise en cause par la restauration d’un concours que la loi a supprimé précisément pour son manque de transparence bien que celui-ci soit organisé par la Chancellerie. »


Un concours que réfute également Cécile Untermaier :

« Je refuse l’idée même du concours, une charge très lourde et surannée, et qui coûterait très cher au ministère de la Justice. Les diplômés notaires ont fait sept ans d’études après le Bac avec un examen à l’entrée et à la sortie. Nul besoin d’un concours supplémentaire pour s’installer ! »


Après ce nouvel épisode du feuilleton de la discorde de la libre installation des notaires, à qui va revenir la nécessité de mettre un point final à la polémique qui nuit à l’ensemble de la profession ?"

Merci Cécile !

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 16:31
LE DERNIER COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU GDS : LE TAS VA SE POURSUIVRE LES 21 ET 28 DECEMBRE

Un correspondant nous fait suivre le dernier CP du GDS :

http://www.presse.justice.gouv.fr/archives-communiques-10095/communiques-de-2016-12818/procedure-de-creation-doffices-pour-les-notaires-29542.html

"13 décembre 2016

Procédure de création d’offices pour les notaires

Communiqué de presse de Jean-Jacques URVOAS, garde des Sceaux, ministre de la Justice

Soucieux de dissiper certaines inquiétudes, nées notamment de la circulation de chiffres non vérifiés, Jean-Jacques URVOAS, Garde des sceaux, ministre de la justice, souhaite apporter plusieurs précisions au sujet de la mise en œuvre du processus prévu par la loi du 6 août 2015 relatives à la liberté d’installation des notaires.

L’ouverture des candidatures a suscité un afflux massif de demandes, qui seront traitées, conformément aux exigences de la loi, de façon à permettre la nomination progressive, dans les offices créés pour satisfaire les besoins de services notariaux identifiés par l’Autorité de la concurrence, des personnes qui correspondent aux conditions légales

1-   Dans les 24 heures qui ont suivi l’ouverture des candidatures, le 16 novembre 2016, près de 30.000 demandes ont été enregistrées. Ce nombre est largement supérieur au nombre de candidats (7500), dans la mesure où beaucoup d’entre eux ont fait plusieurs demandes.

2-   L’instruction des candidatures aura lieu dans les 247 zones d’installation libre dans l’ordre déterminé par tirage au sort, puisque dans chacune des zones, le nombre de candidatures dépasse le nombre d’offices à créer.

Les candidatures étaient ouvertes à tous, la loi du 6 août 2015 ayant instauré un principe de liberté d’installation pour quiconque remplit les conditions qu’elle pose. Des notaires déjà installés pouvaient donc candidater, à condition qu’ils démissionnent de leur office précédent ou de la société dans laquelle ils exerçaient, au plus tard au moment de leur nouvelle nomination. Des sociétés pouvaient également candidater, à condition que l’un au moins de leurs associés exerce ensuite dans l’office qui pourrait leur être attribué.

Parmi les candidats, il est impossible de dire à l’heure actuelle combien d’entre eux sont des notaires déjà installés, car cette information ne peut être connue qu’à l’examen des dossiers, qui sera faite après tirage au sort.

Les tirages au sort ont lieu zone par zone, par session hebdomadaire le mercredi, plusieurs zones étant traitées au cours d’une même session. Le traitement des candidatures se fait ainsi de manière progressive, dans le but de pouvoir parvenir rapidement à effectuer les premières nominations. Les tirages au sort sont effectués par un magistrat de la Chancellerie, en présence d’un représentant du Conseil supérieur du notariat. Cela permet de garantir à l’ensemble des candidats la parfaite régularité de l’opération.

L’ordre de tirage au sort des zones est établi en fonction de la différence entre le nombre de demandes et le nombre d’offices à créer par zone, de la plus faible à la plus forte. Cet ordre sera mis en ligne sur le portail dédié http://opm.justice.gouv.fr.

Les procès-verbaux des tirages au sort sont ensuite mis en ligne sur le portail dans les trois jours ouvrables suivants chaque tirage.

Les candidats désignés premiers par le tirage au sort ne seront nommés que s’ils remplissent les conditions posées par la loi (conditions de nationalité, d'aptitude, d'honorabilité, d'expérience et d'assurance). En cas de candidatures multiples, la nomination dans un office rend les autres candidatures caduques.

Les arrêtés de nomination seront pris zone par zone, après instruction des dossiers, sous un à deux mois. Les premiers seront publiés d’ici la fin de l’année.

3-   Les premières séances de tirage au sort ont eu lieu la semaine dernière, concernant quinze zones. Les prochaines séances auront lieu les mercredi 21 et 28 décembre.

A l’issue de ces premiers tirages au sort, sur les quinze premières créations d’office les candidatures individuelles sont très majoritaires parmi les candidats désignés premiers par le tirage au sort, puisqu’elles sont au nombre de onze sur quinze. Toutes ces onze personnes sont des notaires actuellement sans installation.

Par ailleurs, parmi les quatre sociétés désignées premières pour leur zone par le tirage au sort, la répartition est équilibrée entre sociétés existantes et sociétés créées, ainsi qu’entre sociétés civiles professionnelles et sociétés d’exercice libéral.

Cette réforme suscite une forte attente, comme le montre le nombre de demandes déposées. Le nombre très important d’office à créer et de candidatures entraîne nécessairement un délai pour la bonne instruction des dossiers.

Ouvrir la candidature à tous permet de remplir l’objectif du législateur, inscrit dans la loi, qui est de renforcer l’offre de service notarial dans les zones déterminées par l’Autorité de la concurrence, en fonction des besoins identifiés par celle-ci.

Mais il est aussi essentiel de satisfaire une intention de la loi : permettre l’installation de 1650 nouveaux professionnels, comme énoncé dans l’arrêté du 20 septembre 2016 suivant les recommandations de l’Autorité de la concurrence.

C’est la raison pour laquelle il a été prévu dans cet arrêté d’examiner, un an après l’ouverture des candidatures, si les créations d’office ont permis d’atteindre cet objectif. Si ce n’est pas le cas, autrement dit si dans certaines zones le nombre d’installation recherché n’est pas atteint, des offices complémentaires seront créés pour y parvenir."

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 15:15
MANUSCRIT DES "MÉMOIRES D'OUTRE-TOMBE" : LE NOTAIRE CONDAMNÉ POUR "ABUS DE CONFIANCE"

Un correspondant nous fait suivre cet article du Figaro :

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/12/13/97001-20161213FILWWW00163-manuscritchateaubriand-l-amende-du-notaire-confirmee.php

"Manuscrit/Chateaubriand: l'amende du notaire confirmée

La cour d'appel de Paris a confirmé aujourd'hui la condamnation à 25.000 euros d'amende pour abus de confiance d'un notaire qui avait voulu vendre aux enchères la seule copie complète du manuscrit des "Mémoires d'outre-tombe" de Chateaubriand.

En revanche, la cour n'a pas ordonné la restitution du manuscrit, faute de pouvoir déterminer son propriétaire, ni apporté de précision quant à son devenir. Le notaire dispose de cinq jours pour former un pourvoi en cassation. Il n'a pas souhaité s'exprimer à l'issue du délibéré.

Les racines de cette affaire plongent jusqu'au milieu du XIXe siècle. En 1836, après des revers de fortune, François-René de Chateaubriand cède à ses éditeurs, Delloye et Sala, les droits pour la publication posthume de ses "Mémoires" contre 156.000 francs et une rente viagère mensuelle de 12.000 francs. Chateaubriand garde auprès de lui une copie du manuscrit, destiné à être remanié jusqu'à sa mort, qui surviendra en 1848. Un exemplaire est remis à l'éditeur, l'autre au notaire de celui-ci. En 1847, Chateaubriand envoie une nouvelle version, qui vient remplacer la précédente dans une caisse fermée à trois clés chez le notaire, Me Cahouet.

Le manuscrit, écrit par des secrétaires de l'écrivain et homme politique, et signé de sa main, est resté ensuite à l'étude de Jean Dufour, successeur de Me Cahouet. Jusqu'à ce qu'en 2012, Pascal Dufour, descendant de Jean Dufour, craignant que le manuscrit se dégrade ou soit volé, songe à le vendre aux enchères. Il se considère aujourd'hui propriétaire du manuscrit par une tradition familiale vieille de 160 ans, car le manuscrit a, selon lui, été abandonné par l'éditeur.

La vente est programmée pour le 26 novembre 2013 à l'hôtel Drouot. Le manuscrit est estimé à 400.000 ou 500.000 euros. Mais, au dernier moment, la société organisatrice annonce une cession de gré à gré auprès de la Bibliothèque nationale de France (BNF). La ministre de la Culture de l'époque, Aurélie Filippetti, salue une "acquisition exceptionnelle" de l'État, "à la suite d'un accord amiable avec le propriétaire". Mais la transaction, pour un montant envisagé de 550.000 euros, n'a finalement pas eu lieu. Le manuscrit avait alors été placé sous scellé à la BNF. Le parquet de Paris avait ouvert une enquête, à l'issue de laquelle il a considéré que le notaire n'était que dépositaire du manuscrit, pas son propriétaire, et qu'il n'avait en aucun cas le droit de le vendre."

Le notaire se prétendait propriétaire du manuscrit déposé à son étude.

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 11:13
LA RÉPONSE DE CECILE

Je reçois, à l'instant, cette réponse de Cécile Untermaier :

"J'ai écrit au GDS et pas de réponse officielle si ce n'est de me dire que c'est la faute de Bercy

Il faut vous saisir de la question du fonds .... le débat parlementaire a été tenu dernièrement en commission des finances et ds l'hémicycle... Bernadette Laclais m'a remplacée

On va relancer le GDS si pas de réponse à notre lettre signée Ferrand et moi-même"

Merci, Cécile, de ne pas relâcher votre action. Idem pour votre collègue Richard Ferrand.

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 10:44
MA RÉPONSE À CECILE UNTERMAIER

Bonjour Cécile,

Merci infiniment pour cette réponse  rapide.

Le CSN et son président mettent tout en oeuvre, les moyens les plus deloyaux, afin d'anéantir la réforme Macron pour la liberté d'installation des notaires.

Mais l'initiative pour contrer ces manoeuvres corporatistes, immobilistes, revient au garde des sceaux.

Que fait-il, où est-il, pourquoi ne réagit-il pas ?

Pourquoi se laisse-t-il ainsi manoeuvrer par cette corporation et ses instances ?

La "représentation nationale" doit, bien évidemment, lui demander des comptes.

Quelles initiatives comptez-vous prendre en ce sens, dans la droite ligne de votre action très engagée dans la réforme Macron,

Merci d'avance pour votre réponse, et pour votre détermination.

Cordialement,

Bernard TRIGALLOU

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 10:31
LA REPONSE DE CECILE

Cécile Untermaier m'envoie, à l'instant, ce mail :

"Bonjour

Que faire? Ce sont aux citoyens et aux gens honnêtes de la profession de se mobiliser.

Je ne comprends pas un tel décret etc

Et il en est de même sur le fonds de péréquation limité à un dispositif d'assurance de l'inter-profession alors qu'il s'agissait aussi de permettre l'accès au droit du plus grand nombre .... ( maisons du droit, celles tenues quelques samedis avant l'adoption de la loi par les notaires ! Une aide juridictionnelle distincte et innovante par rapport à celle développée par l'Etat ...) . Nous nous sommes battus pour son inscription dans la loi de finances rectificative 2016... mais avec un résultat qui n'est plus celui solidaire et rassembleur voulu par les députés et la loi votée!

On en reparle !"

À l'évidence, plus grand monde, même au PS, ne soutient le gouvernement en place, GDS inclus.

"L'executif", déconnecté de toute réalité, coupé de sa base et de ses repères, dérive dans l'espace.

Et, pour ce qui nous concerne plus particulièrement : que fait le GDS ? ou est-il ? qui le retient en otage ? qui l'a corrompu ?

Il est plus qu'urgent de ramener sur terre le vaisseau gouvernemental en perdition ... et en premier le GDS.

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 09:53
LE MAIL D'UN DN À SON PÈRE

La possibilité - ou non - pour les DN d'exercer leur métier concerne, bien évidemment, leur famille, dont les parents qui ont, entre autres, financé leurs études, et qui ont pour leurs enfants les ambitions les plus légitimes et les plus "républicaines".

Un DN, dont l'avenir reste incertain à cause de cette réforme "demi-mesure" et des manoeuvres des 1816 pour que rien ne change, nous fait suivre cette copie de son mail à son père, qui pose les bonnes questions :

"...

En tant que de besoin, tu consulteras le blog "avocats notaires"; toutes les infos sont relayées.

C'est quand même triste d'être un acteur d'une telle mascarade.

Si tu consultes ce blog "avocats notaires", va lire l'article sur la commission européenne et son projet de directive.

Il y a fort à parier que la liberté totale d'installation soit préconisée, à très brève échéance.

C'est pour cette raison à mon sens que le CONSEIL SUPERIEUR DU NOTARIAT (CSN) souhaite que le tirage au sort soit réservé aux primos-installant.

En effet, la régulation proposée (1002 offices et 1650 nouveaux professionnels) avait pour but de ne pas mettre en cause la viabilité des offices existants de manière trop brutale.

Or, si les SCP existantes ont le droit de candidater, il n' y a plus de régulation qui se justifie et c'est la porte ouverte à la liberté totale d'installation.

C'est ce qui motive à mon sens, la position du CSN.

Or, il est pathétique de constater que personne, dans les commentaires ne soulève cet argument.

Tu liras l'article de l'association LIDN (liberté d'installation des diplômés notaires - favorable au tirage au sort).

Ils veulent que le tirage au sort continue.

Ils ont raison, dans leur refus d'un concours pour départager les candidats; nous avons passé suffisament d'examens...

Cependant, quid, si l'un de ses membres n'est pas tiré au sort.

Qu'adviendra t-il des "malchanceux"? Qui s'en souciera?

Mais que se passera t-il si les "éconduits" exercent des recours devant le Conseil d'Etat pour faire annuler le tirage au sort...

A mon sens, il aurait été opportun de connaitre le nombre de candidatures individuelles de "primos-installant".

Ensuite, il convenait d'autoriser tous les primos-installant à candidater dans la zone de leur choix sur la commune de leur choix (le CSN considère à juste raison, qu'un projet d'installation se pense et qu'il a plus de chance de réussite en termes de pérennité dans une zone où le candidat a un relationnel ou la majorité de ses intérêts).

Cela justifie en soit l'absurdité d'un concours pour départager les "impétrant".

Est-ce que les fonctionnaires du Ministère de la Justice, ou les magistrats accepteraient dans le cadre d'une demande de mutation d'être tirés au sort ou passer un nouveau concours en ce qui concerne leurs nouvelles affectations.

Il convenait d'aménager le texte.

Si l'on prend la zone de SAINT-BRIEUC et la ville de PLERIN, avec 15.000 habitants et 0 notaires à ce jour.

On constate que près de la moitié des demandes (plus de 30 sur 87) concernent PLERIN.

Or, que se passerait-il si les 4 offices à créer et les 6 nouveaux "professionnels" étaient nommés à PLERIN, dans le cadre des opérations de tirage au sort.

Cela ne serait viable pour aucun d'eux, sauf à s'associer tous les 6 (en soit, un tel bassin de population le permettrait); 4 offices concurrents les conduiraient à leur perte.

Cependant, cette zone qui en ses extrémités fait plus de 120 kilométres de long, ne verrait l'installation de nouveaux notaires que sur une seule commune.

Quid des autres communes ? Quid du maillage territorial? Quid des "éconduits" sur de petites communes qui avaient un véritable projet entreprenarial.

Autant de questions qui n'ont pas été pensées, tant par le législateur, l'Autorité de la concurrence, que par les services du Ministère de la Justice (voire de l'Economie...cf : Canard Enchaîné de mercredi page 3).

C'est "action", puis "réflexion"; c'est triste.

Il est donc normal qu'une telle "bouillie à chat" se transforme en fiasco et ne satisfasse personne (CSN et primos-installant).

Ce qui est d'autant plus triste, c'est d'être un des acteurs de cette "farce".

Bien à toi.

nb : tu liras sur le blog "Avocats notaires", la lettre d'un père "révolté".

Il n'est pas le seul à l'évidence."

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 08:14
L'ÉTUDE CHEUVREUX S'ORGANISE  ET CRÉE SA HOLDING "CHEUVREUX DÉVELOPPEMENT"
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