Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 19:07

DE QUI SE MOQUE-T-ON ?

C'est le titre d'un commentaire de notre fidèle correspondant Félix, dont voici le texte intégral :

"DE QUI SE MOQUE-T-ON ?

Alors que le Président de la République, Nicolas SARKOZY, enjoint vigoureusement la Grèce et maintenant l'Italie à réaliser des réformes d'ordre budgétaire et économique comprenant notamment la suppression des numerus clausus et monopole des professions réglementées afin de relancer la croissance conformément aux souhaits de BRUXELLES, le gouvernement français se garde bien de réformer les professions réglementées alors que le 7 juin 2011 le Conseil de l'UE a dressé une liste officielle de recommandations de réforme à la France.

http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/recommendations_2011/csr_france_fr.pdf
Voici des extraits de ce document officiel:
Paragraphe 15:
"...Dans le secteur des services, des barrières à la concurrence
subsistent pour plusieurs professions réglementées. Un réexamen des conditions
d'accès à ces professions ou la suppression progressive de certains quotas (numerus clausus) et des droits exclusifs détenus par ces professions permettrait de remédier à cette situation."
Ensuite il est spécifié que le Conseil de l'UE RECOMMANDE que la France s'attache, au cours de la période 2011-2012, à:
....
Paragraphe 5:
Prendre des mesures supplémentaires pour supprimer les restrictions injustifiées dans les secteurs et professions réglementés, notamment dans le secteur des services et du commerce de détail.
Il va s'en dire que statut des notaires est clairement visé.
Mais le gouvernement persiste à faire l'autruche."

 

Félix a, bien sûr, totalement raison !

L'exécutif français, confronté à une situation économique et financière calamiteuse, qu'il ne contrôle pas, manifeste par son incohérence son état de panique totale.

Heureusement, l'ampleur et l'intensité extrêmes de la crise en développement vont remettre les pendules à l'heure et imposer, en France comme en Grèce et dans les autres pays en difficulté, la fin des "rentes de situation" et donc du statut très particulier des notaires.

Ce n'est qu'une question de mois, jusqu'aux élections présidentielle et législative.

Ces échéances passées, les personnes au pouvoir, quelle que soit leur obédience, n'auront pas le choix : il leur faudra obéir aux injonctions des instances européennes et internationales (FMI, Banque mondiale, OCDE, ...) et mettre en place de toute urgence les réformes structurelles indispensables pour "débloquer la croissance", et parmi celles-ci, bien évidemment, la suppression du statut des notaires et l'émergence de "la grande profession du droit".

Encore un peu de patience, Félix, les faits sont têtus et finiront par l'emporter sur les carences et les incohérences de notre personnel politique.

Par avocats notaires
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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 13:50

CLAUDE MINERAUD, PARTENAIRE FINANCIER HISTORIQUE DU NOTARIAT, PRONOSTIQUE LA FIN DE CETTE ORGANISATION "AU PLUS DANS LES DIX ANS"

Claude Mineraud, partenaire financier historique des notaires (UNOFI, assurance de responsabilité civile, ...), et pour cette même raison considéré maintenant comme "encombrant", vient de sortir un livre intitulé "Un terrorisme planétaire : le capitalisme financier" (15 euros, Editions de la Différence), dans lequel il pronostique la fin prochaine du notariat, corporation qu'il connaît mieux que personne, et qui a assuré, au-delà même de l'imaginable, son enrichissement personnel.

Il y dénonce : "Une loi scélérate, impulsée par Sarkozy, qui aboutira, au plus dans dix ans, à la disparition de la fonction d'officier public dévolue au notaire".

Il fait évidemment référence à la récente création de "l'acte d'avocat", dont il reconnaît toute la force et le potentiel, au point de menacer l'existence même du notariat.

Eu égard à sa proximité très intéressée avec cette corporation, il ne fait aucun doute que ce terrible pronostic n'est que l'écho de l'opinion qui se répand au sein même du notariat et qui lui parvient chaque jour au contact de ses "amis" ou "ex-amis" notaires.

Il faut aussi reconnaître qu'en incitant les notaires à s'impliquer dans les juteuses mais illégales activités de courtage de produits financiers, totalement incompatibles avec le statut d'officier public et clairement condamnées par le ministre de la justice en personne, Claude Mineraud aura aussi apporté sa contribution personnelle à la disparition annoncée de cette organisation.

Par avocats notaires
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Samedi 22 octobre 2011 6 22 /10 /Oct /2011 14:06

"LA NATURE JURIDIQUE DE L'ACTE D'AVOCAT" : UNE REMARQUABLE CONTRIBUTION DE ME PATRICK MICHAUD

Me Patrick Michaud a effectué une remarquable intervention à la Convention des avocats de Nantes, le 21 octobre, sous le titre "La nature juridique de l'acte d'avocat"

( http://www.cercle-du-barreau.org/archive/2011/10/18/la-nature-juridique-de-l-acte-d-avocat.html )

Il y analyse les aspects essentiels de l'acte d'avocat, notamment sa force probante renforcée et, parallèlement, les failles de l'acte dit "authentique" produit par les notaires, dont la force n'est pas ce qu'en disent les campagnes de publicité de cette profession.

A travers son analyse au scalpel, et sa vision totalement pertinente, Me Patrick Michaud nous fait percevoir le rapport de forces maintenant installé entre les deux démarches, toute la force et le potentiel de l'acte d'avocat en tant qu'outil essentiel du marché du droit dans un monde en révolution.

Merci encore à ce juriste visionnaire, qui apporte une contribution déterminante à la modernisation des professions du droit et des services juridiques dans ce "vieux pays" empêtré dans ses archaïsmes.

Par avocats notaires
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Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 14:02

LE CREDIT AGRICOLE VEUT "SE RENFORCER DANS LES METIERS DE L'IMMOBILIER ... DANS TOUTE LEUR PALETTE"

Le Crédit Agricole, "plombé" par ses activités à l'étranger, notamment sa filiale en Grèce "Emporiki", et menacé de perdre un pourcentage important de ses créances (on parle de 30 à 50 % !), a décidé de se recentrer sur son coeur de métier historique, la banque de détail de proximité .

"La règle est simple : tout ce qui ne participe pas au projet du groupe, à la banque universelle de proximité, a vocation à être freiné, stoppé ou cédé", a indiqué le secrétaire général de la Fédération nationale du Crédit agricole, Philippe Brassac.

Celui-ci a ajouté que sa banque souhaitait se renforcer dans les métiers de l'immobilier : "A l'image de ce que nous avons fait avec les métiers de l'assurance, nous voulons intégrer les métiers de l'immobilier dans Casa dans toute leur palette."

Cette "palette" comprend déjà la négociation immobilière avec la filiale Square Habitat. Elle a naturellement vocation à s'étendre au conseil et à l'établissement des actes de vente et de prêt hypothécaire qui en sont la suite logique.

Les notaires, dont les ressources proviennent presque exclusivement du monopole de leur corporation sur l'immobilier, ont tout lieu de craindre que cet important établissement bancaire, et ceux qui le suivront, ne se satisfassent pas des lourds inconvénients du système actuellement en vigueur (numerus clausus, tarif obligatoire) et veuillent maîtriser tout le processus, y compris la rédaction des actes et la publicité foncière.

Ainsi, après l'Europe et les organisations internationales (FMI, Banque Mondiale, OCDE, ...), ce sont maintenant les banques qui menacent directement le monopole exclusif des notaires sur l'immobilier, et donc l'existence même de cette corporation en raison de sa totale dépendance financière à l'égard de ce secteur d'activité.

Par avocats notaires
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Samedi 1 octobre 2011 6 01 /10 /Oct /2011 12:46

SCANDALE IMMOBILIER EN CORSE : LE NOTAIRE MIS EN CAUSE

Extraits d'un article de Corse Matin du 30 septembre :

"AJACCIO : L'AFFAIRE DE LA RESIDENCE SAVANA EN APPEL A BASTIA

Au premier rang des victimes de ce fiasco, figurent ces hommes et femmes qui sont à la fois des entrepreneurs non payés et des copropriétaires ne pouvant jouir de leur bien.

Certaines constructions de ce complexe situé à la périphérie est d'Ajaccio n'ont jamais été achevées tandis que d'autres l'ont été "à l'arraché". L'affaire était examinée jeudi, en appel, par le TGI de Bastia.

L'affaire est complexe. Et très douloureuse pour les familles ajacciennes qui avaient investi tout ou partie de leurs économies dans cette opération. Quant à d'autres qui avaient contracté un crédit, elles sont, pour la plupart, sous la menace de saisies, du fait de leur incapacité à honorer leurs traites.

Sans parler des entrepreneurs (plomberie, électricité, maçonnerie) qui ont travaillé sur ce chantier mais n'ont pas été payés. Et qui, pour certains d'entre eux, sont doublement victimes dans cette affaire, puisque comptant également parmi les copropriétaires de ce complexe immobilier. Sans toutefois pouvoir jouir du bien pour lequel ils se sont endettés !

Explication : si la construction de cette résidence mixte (maisons individuelles et petits immeubles) située à la sortie Est de la ville débuta en 2003, elle ne s'est ... jamais achevée concernant certains lots.

Quant à ceux aujourd'hui occupés - après moult péripéties - par leur acquéreur, ils collectionnent les malfaçons.

Et pour cause : leur achèvement, faute de moyens suffisants, a été pour le moins bâclé, après que le promoteur eut été mis en liquidation judiciaire, en 2005.

HARO SUR LE NOTAIRE

Un dossier qu'avait donc à examiner hier matin, en appel, la chambre civile du TGI de Bastia, présidée par Pierre Lavigne.

On vous disait l'affaire complexe. A titre d'exemple, notez ainsi qu'en première instance (2009) le tribunal d'Ajaccio avait considéré que le principal responsable de cette Berezina était l'architecte Pierre S... .

Après quoi, c'est le promoteur Robert M... qui en prit pour son grade devant la chambre pénale (correctionnelle) de ce même tribunal. Laquelle le condamna en effet lourdement (deux ans de prison ferme) pour faux en écritures dans le cadre de cette affaire. Or, pour le conseil des victimes (une trentaine au total) Me Stéphane R... et celui du liquidateur Me Marie-Laetitia C..., le personnage qui doit rendre des comptes au civil, c'est en réalité ... le notaire, François-Mathieu S... .

Durant l'audience d'hier, toute leur plaidoirie a ainsi consisté à pointer du doigt les imprudences (ou négligences) de cet officier public "qui a d'abord contribué à créer le monstre, puis s'est employé à l'engraisser" pour reprendre la formule choc de Me C... . Pour l'avocate, "ce notaire a avalisé les yeux fermés tout ce que lui soumettait le promoteur. Il n'a même pas été interpellé par le prix de revient du m² dans le cadre de cette promotion, alors qu'il était trois fois inférieur à celui du marché de l'époque ! En n'exerçant aucun contrôle sur les documents qui lui étaient fournis (garantie intrinsèque, actes d'acquisition, attestations d'avancement des travaux), il a prolongé vis-à-vis des infortunés acheteurs l'illusion que le projet était viable ... alors qu'il était tout simplement mort-né !".

Auparavant Me R... avait également stigmatisé la "confiance aveugle et irresponsable que le notaire avait accordée au promoteur. En l'absence totale de vraies garanties, il n'aurait jamais dû permettre le lancement de cette opération vouée à l'échec. Je demande donc à ce tribunal de faire endosser la responsabilité civile de ce désastre au notaire, et non à l'architecte, qui n'est qu'une victime de plus dans cette lamentable affaire ..."

"LE COUPABLE IDEAL ..."

Défenseur du notaire ainsi tancé pour sa "légèreté, Me Antoine R... allait développer la thèse selon laquelle son client était, pour les victimes, le bouc émissaire tout désigné "tout simplement parce que lui seul est bien assuré ! C'est d'ailleurs la somme versée par sa compagnie d'assurance qui a permis l'achèvement de la majeure partie de la résidence. Il est donc facile de vouloir faire de lui le coupable idéal. Et c'est surtout très commode ..."

Le temps d'une interruption inopinée de l'audience (pour un exercice d'évacuation du tribunal) et Me R... pouvait reprendre : "On reproche à mon client de ne pas avoir vérifié que certains documents étaient faux. Mais celui qui les a réalisés et les lui a transmis est quant même plus coupable que lui devant la loi, non ? En conséquence de quoi, il serait donc injuste que l'on demande au notaire d'assumer la responsabilité de ce fiasco au seul prétexte qu'il est le plus à même, par le biais de son assureur, de réparer financièrement ...

En conclusion de quoi, Me R... demandait au tribunal de surseoir à statuer, au motif que le second volet d'une procédure au pénal* est toujours en cours dans le cadre de cette affaire. Mis en délibéré, le jugement sera attendu le 2 novembre.

*La procédure pénale toujours en cours concerne des faits d'escroquerie et abus de biens sociaux dans le cadre de ce projet immobilier. Mis en examen sous ces chefs d'inculpation, Louis Locandro qui était intervenu dans le cadre de sa promotion, a été assassiné en janvier 2007 à Ajaccio.

 

Question récurrente :

A quoi à servi l'intervention obligatoire du notaire, bénéficiaire exclusif du monopole des actes de l'immobilier, si ce n'est à inspirer confiance, par son statut d'officier public, aux malheureux acquéreurs de ce programme immobilier sans aucune garantie (la "garantie intrinsèque" n'étant pas une garantie, comme chacun sait : voir les innombrables scandales régulièrement relatés sur ce blog).

 

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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 10:06

LE CNB DEMANDE L'ABROGATION DE LA MODIFICATION DE L'ARTICLE 726 DU CGI

Le CNB (Conseil National des Barreaux), organe représentatif des 53.000 avocats de France, demande solennellement l'abrogation de la modification de l'article 726 du Code général des impôts qui crée un nouveau monopole au profit des notaires.

Extraits de la motion :

"MOTION DU CONSEIL NATIONAL DES BARREAUX

LOI N° 1117 DU 19 SEPTEMBRE 2011 DE FINANCES RECTIFICATIVE POUR 2011

MODIFICDATION DE L'ARTICLE 726 DU CODE GENERAL DES IMPOTS

adoptée par l'Assemblée générale des 23 et 24 septembre 2011

Le Conseil National des Barreaux, réuni en assemblée générale les 23 et 24 septembre 2011, connaissance prise de la modification de l'article 726 du code général des impôts, adoptée par le Parlement dans la loi de finances rectificative pour 2011 du 19 septembre 2011, qui prévoit à compter du 1er novembre 2011 que les cessions de participations dans des personnes morales à prépondérance immobilière signées à l'étranger devront être obligatoirement constatées, dans un délai d'un mois, par acte reçu en la forme authentique par un notaire exerçant en France.

Dénonce les conditions dans lesquelles ce dispositif a été adopté, sans aucune concertation avec la Chancellerie et les commissions des lois de l'Assemblée nationale et du Sénat.

Rappelle que s'agissant de cessions de participations dans des personnes à prépondérance immobilière, y compris à l'étranger, il est inutile de passer par la voie exclusive de l'acte notarié pour parvenir à l'objectif du Gouvernement de lutte contre la fraude fiscale.

S'étonne que le Parlement et le Gouvernement aient adopté un dispositif en contradiction avec la jurisprudence de la Cour de Justice de l'Union Européenne. En effet, la modification de l'article 726 du code général des impôts, en ce qu'elle impose de recourir à un acte notarié, est une mesure disproportionnée par rapport à l'objectif fixé par le gouvernement.

Demande l'abrogation de cette modification de l'article 726 du code général des impôts, afin qu'il soit mis fin à un dispositif dont la mise en oeuvre relèverait du corporatisme sans démontrer une efficacité particulière au regard de l'objectif recherché."

 

On observe :

. la référence explicite au "corporatisme" des notaires, qui a abouti à cette disposition surréaliste,

. la démagogie, l'inconséquence, l'irresponsabilité, et même l'incompétence des membres du gouvernement et des parlementaires qui ont fait adopter ce texte inapplicable,

. la faiblesse irresponsable des politiques qui ont cédé aux incantations corporatistes du notariat, sans la moindre considération pour la loi et la jurisprudence européennes, ni pour l'intérêt bien compris de la République et de ses citoyens.

Comment expliquer cette complaisance des politiques à l'égard de la petite organisation notariale, si ce n'est pour des raisons inavouables liées à des conflits d'intérêts évidents, à des opérations douteuses relevant du monopole statutaire de cette profession sur l'immobilier, tous ces composants de la corruption dont trois français sur quatre, selon le plus récent sondage, pensent qu'elle affecte notre personnel politique ? 

Il est vraiment urgent de moderniser et d'assainir le secteur des professions juridiques en France (vers la "grande profession du droit" sous statut unique d'avocat).

Par avocats notaires
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Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 11:41

CORRUPTION TOUJOURS : "LES CONFLITS D'INTERETS MINENT LA FRANCE"

C'est le titre d'un article de Pierre Cahuc, économiste, professeur à l'Ecole Polytechnique et à l'ENSAE, dans le numéro du 29 septembre de l'hebdomadaire Challenges.

Extraits :

"LES CONFLITS D'INTERETS MINENT LA FRANCE

Le manque de transparence publique nuit à la croissance et à l'emploi ... Inquiétant, sachant que la France a reculé de la 18e à la 25e place du classement de Transparency International.

Tandis que les affaires de financement politique occulte se multiplient, la France connaît une forte dégradation du niveau de transparence de ses pouvoirs publics.

Elle est passée de la 18e place en 2005 à la 25e en 2010 dans l'indice de perception de la corruption, et se situe à présent entre l'Uruguay et l'Estonie, loin derrière les pays du nord de l'Europe mais devant la Grèce, 78e.

Ce classement, réalisé par l'ONG Transparency International, résulte de l'agrégation de plusieurs sondages, qui posent des questions sur les détournements de fonds publics, sur la perception de pots-de-vin, sur la corruption d'agents, etc.

Cette dégradation est d'autant plus préoccupante que la corruption est en forte corrélation avec les indicateurs de performance économique.

Ainsi, les pays les plus transparents ont un PIB par tête plus important. Et les moins transparents cumulent à la fois un important déficit public et une forte dette.

...

De plus, la corruption influe sur la "satisfaction dans la vie". Le degré moyen de satisfaction d'un pays dépend, de façon surprenante, davantage du niveau de transparence que du revenu de ses habitants.

...

A cette aune, la situation française est problématique. Le chemin à parcourir pour s'approcher des meilleures pratiques en matière de transparence est immense. Il est urgent de se doter d'une réglementation vraiment efficace en matière de conflits d'intérêts."

 

Il n'est pas inutile de rappeler que le statut si particulier des notaires français (numerus clausus, monopole exclusif sur l'immobilier) favorise la connivence avec les élus locaux, et par là-même les opérations de corruption (conflits d'intérêts en tous genres, ...).

Cette situation franco-française explique aussi pourquoi les parlementaires, pour la plupart également élus locaux (conséquence néfaste du cumul des mandats), sont tellement réticents à réformer cette profession d'officiers publics (paradoxalement sans aucune prérogative d' "autorité publique" - voir l'arrêt CJUE du 24 mai 2011) sans l'aide de laquelle (complaisance, connivence, complicité) les opérations immobilières douteuses seraient impossibles.

Il est devenu vraiment urgent de moderniser et d'assainir le secteur des services juridiques en France, en direction de la "grande profession du droit" sous statut unique d'avocat.

Il ne fait aucun doute que la gravissime crise économique en développement va accélérer le mouvement.

 

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Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 09:36

CORRUPTION : 72 % DES FRANCAIS JUGENT LES POLITIQUES CORROMPUS

Selon un sondage TNS-SOFRES, près de trois français sur quatre (72 %) estiment que, d'une manière générale, les élus et dirigeants politiques sont "plutôt corrompus", contre 19 % (!) seulement qui pensent qu'ils sont "plutôt honnêtes".

Ce jugement critique est le plus fort jamais mesuré depuis 1977, date à laquelle la question a été posée pour la première fois par TNS SOFRES. Il est en outre en augmentation de 4 points par rapport à juillet 2010, qui était déjà un record.

Les jeunes (83 % des moins de 35 ans jugent les hommes politiques plutôt corrompus), les ouvriers (85 %) et les sympathisants du Front national (89 %) sont les plus sévères.

 

Le personnel politique a décidément beaucoup à faire pour mériter la confiance des citoyens.

L'immobilisme (le refus obstiné de procéder aux réformes structurelles indispensables), tellement répandu dans toutes les tendances, n'est manifestement plus la bonne recette pour s'attirer la sympathie des électeurs. 

Nos représentants doivent en tirer les conséquences, et de toute urgence eu égard à la très grave crise économique et sociale en développement.

 

Mais si les élus du peuple sont tellement réticents à procéder aux incontournables réformes structurelles (dont celle des professions du droit), n'est-ce pas, précisément, parce que l'archaïque et désastreuse organisation en place (statut des notaires, notamment) favorise la corruption sous ses diverses formes ?

 

Par avocats notaires
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Mercredi 21 septembre 2011 3 21 /09 /Sep /2011 16:16

NOTARIAT : LE DEBUT DE LA FIN ?

Notre fidèle correspondant FELIX nous signale ce commentaire, sur le blog du cabinet d'avocats KUCKENBURG BURETH & ASSOCIES ( www.avokab.com/Actualites-Juridiques/notariat-le-debut-de-la-fin.html), suite à l'arrêt CJUE du 24 mai 2011 :

"NOTARIAT : LE DEBUT DE LA FIN ?

L'activité d'authentification, par laquelle le notaire ne fait que constater et donner effet à un accord de volonté des parties sans pouvoir modifier de façon unilatérale ce consentement, ne comporte pas, selon la cour, de participation à l'exercice de l'autorité publique au sens de l'article 45, 1er alinéa CE

De même, le fait que l'activité des notaires poursuit un objectif d'intérêt général consistant à garantir la légalité et la sécurité juridique des actes conclus entre particuliers, ne suffit pas, en soi, à ce que cette activité soit considérée comme participant directement et spécifiquement à l'exercice de l'autorité publique.

Concernant la force probante dont jouit un acte notarié, la Cour note que celle-ci relève du régime des preuves et qu'elle ne contribue dès lors pas à l'exercice de l'autorité publique.

La Cour va jusqu'à considérer que la sacro-sainte formule exécutoire apposée par le notaire et qui confère à un acte authentique son caractère exécutoire, ne repose que sur la volonté des parties de passer un acte ou une convention.

Dans ces conditions, la Cour juge que les activités notariales, telles que définies actuellement dans les Etats membres en cause, ne participent pas à l'exercice de l'autorité publique au sens de l'article 45 du traité CE. Par conséquent, la condition de nationalité requise par la réglementation de ces Etats pour l'accès à la profession de notaire constitue une discrimination fondée sur la nationalité interdite par le traité CE.

C'est donc le socle du notariat qui s'effrite, car dès lors que l'argument principal des notaires pour justifier le maintien de leur monopole et de ses modalités ancestrales est contredit par la plus haute juridiction de l'Union européenne, on ne voit vraiment pas comment leur position pourrait être tenue bien longtemps."

Vision prémonitoire ?

A l'évidence, la protection obstinée et inconditionnelle du garde des sceaux ne suffira pas à éviter l'incontournable réforme du statut des notaires français.

Par avocats notaires
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Mercredi 14 septembre 2011 3 14 /09 /Sep /2011 14:21

LES ETRANGES TRACTATIONS ENTRE LES NOTAIRES ET L'ETAT FRANCAIS !

L'excellent blog de Me Patrick Michaud ( www.cercle-du-barreau.org ) attire notre attention sur une loi votée en 48 heure qui octroie aux notaires un nouveau monopole.

Il s'agit de l'article 1er de la loi de finances rectificative pour 2011 :

"Lorsque les cessions de participations de sociétés à prépondérance immobilière étrangères détenant des immeubles en France sont réalisées à l'étranger, elles doivent être constatées dans le délai d'un mois par un acte reçu en la forme authentique par un notaire exerçant en France."

Et Me Michaud de préciser :

"Par ailleurs, la loi ne prévoit aucune sanction, mais la sanction du défaut d'acte authentique va être proposée dans la loi de finances 2012 au conseil des ministres du 28 septembre."

Observations :

. On n'imagine pas qu'une loi française puisse déclarer inopérantes des cessions de parts ou actions de sociétés étrangères, réalisées à l'étranger, même si ces sociétés détiennent des parts dans une société immobilière française,

. Dans la mesure où l'immeuble concerné, situé en France, reste la propriété d'une société immobilière (SCI, SARL, SA ou SAS, ...), et même si tout ou partie des titres de cette société appartiennent à une société étrangère, le propriétaire de l'immeuble reste identiquement le même (la société immobilière française), et par suite la cession de parts sociales ne nécessite aucune mention au fichier immobilier,

. Dans ces conditions, le fait de ne pas réitérer la cession de titres de la société étrangère par un acte notarié ne peut qu'être dépourvu de toute sanction juridique (nullité, inopposabilité)

. Par suite, la seule sanction envisageable ne pourrait être que fiscale,

Il est tout aussi certain que ce texte alambiqué, et la loi de finances pour 2012 qui en précisera les sanctions, seront contraires aux directives et à la jurisprudence européennes, et par suite inapplicables.

Il est quand même intéressant de constater les relations incestueuses - pour ne pas dire plus - entre l'Etat et ses trop zélés notaires :

. cet "os à ronger" - passablement décomposé, il faut bien le dire - a été jeté aux notaires en contrepartie de l'obligation qui est maintenant faite à ceux-ci de publier leurs actes au fichier immobilier dans un délai d'un mois seulement de la signature, au lieu de deux mois précédemment. Et ceci afin d'accélérer, pour une seule et unique fois, la rentrée des droits fiscaux attachés à chaque mutation immobilière. C'est quand même assez mesquin quand on sait qu'il faut trouver au moins 200 milliards d'euros, et ceci chaque année, pour espérer équilibrer les comptes de l'Etat et commencer à rembourser sa dette !

. les notaires sont aussi remerciés pour leur zèle à procéder auprès de Tracfin à des "déclarations de soupçon" au sujet des affaires dans lesquelles l'origine des fonds ne leur a pas été suffisamment justifiée. Ce zèle délateur est d'autant plus regrettable que les clients concernés, qui ont payé des honoraires à ces mêmes notaires, et ont même parfois été traités en "amis" par ceux-ci, ne sont pas informés des dénonciations dont ils font l'objet.

Observons qu'en 2010, les 50.000 avocats en exercice n'ont, de leur côté, procédé à AUCUNE "déclaration de soupçon", préférant, dans un schéma infiniment plus loyal et respectueux de leur déontologie, refuser de procéder à l'établissement d'actes quand l'origine des fonds leur semble douteuse.

Ce phénomène des "déclarations de soupçons" propre aux notaires met ainsi en évidence la dépendance de ceux-ci à l'égard de l'Etat, on peut même dire leur totale soumission eu égard au choix qu'ils ont fait d'échanger leur zèle contre l'assurance que leur statut privilégié serait maintenu - au moins pour un temps.

On a aussi relevé, à maintes reprises, une raison encore moins avouable du maintien du statut des notaires, liée à la corruption d'une partie du personnel politique (voir le rapport de Transparency International, ...) : le monopole exclusif des 9.000 notaires sur tout l'immobilier, et les menaces qui pèsent simultanément sur la pérennité de leur statut d'un autre âge ("dérégulation" exigée par les instances européennes et internationales : FMI, Banque mondiale, OCDE, Commission européenne, BCE, ...), facilitent grandement les opérations de "prise illégale d'intérêt", dans lesquelles une partie significative de nos élus se compromettent régulièrement.

Il apparaît ainsi d'autant mieux que la meilleure protection des notaires, c'est leur participation obligée aux opérations immobilières douteuses des élus ("prise illégale d'intérêt"), et leur zèle délateur dans les "déclarations de soupçon" à Tracfin.

Nos concitoyens ne doivent donc pas s'y tromper : ce n'est pas auprès des notaires qu'ils trouveront les conseils et le service réellement indépendants et désintéressés auxquels ils aspirent.

La totale dépendance des notaires à l'égard de l'Etat et de l'ensemble du personnel politique fausse le jugement de ces serviteurs trop zélés, et ne peut être que préjudiciable aux intérêts de leurs "clients".

Il est tout aussi évident que la situation économique et financière totalement dégradée à laquelle le pays est confronté va conduire, inévitablement, à un "assainissement" du secteur des services juridiques et, dans cette démarche salutaire, à la création de la "grande profession du droit" par la fusion des professions d'avocat et de notaire, à l'image de ce qui existe déjà dans les démocraties les plus évoluées.

La vigueur de la crise en développement ne peut qu'accélérer ce processus d'assainissement, ce que nous ne regretterons évidemment pas.

 

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Vendredi 9 septembre 2011 5 09 /09 /Sep /2011 12:21

LE PRESIDENT DE LA BCE : IL FAUT DEREGULER LES METIERS REGLEMENTES

Dans sa conférence de presse mensuelle, le Président de la BCE, Jean-Claude Trichet, rappelle une fois encore l'impérieuse nécessité pour les Etats de la zone euro de procéder à des réformes structurelles, et parmi celles-ci la "dérégulation des métiers réglementés" (dont, évidemment, la corporation des notaires).

Il faut aussi rappeler que le FMI, alors sous la direction de DSK, a également demandé à la Grèce de déréguler les professions réglementées.

L'insistance de ces instances supranationales, avec d'autres (OCDE, Banque Mondiale, Commission européenne, ...), pour moderniser et assainir les économies défaillantes (dont celle de la France), viendra à bout, n'en doutons pas, du traditionnel immobilisme de notre personnel politique, et fera émerger, ici aussi, la "grande profession du droit".

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Mercredi 17 août 2011 3 17 /08 /Août /2011 14:46

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION DES NOTAIRES ... EN ARMENIE

Selon la revue "Nouvelles d'Arménie Magazine" en date du 17 août :

"LES NOUVEAUX TARIFS POUR LES SERVICES NOTARIAUX EN BAISSE DE 40 A 50 POUR CENT

Le ministre de la Justice Hrayr Tovmasian a déclaré que la dernière décision du gouvernement garantira une baisse de 40 % à 50 % des prix des services des notaires.

Le gouvernement arménien a adopté une décision spécifiant la gamme des services offerts par les bureaux de notaire et leurs prix dans une nouvelle tentative pour éradiquer la corruption répandue dans ce domaine.

S'exprimant lors d'une session du Cabinet le ministre a déclaré que les nouveaux taux seront dévoilés dans quelques jours et entreront en vigueur dix jours plus tard.

Selon lui, une série d'inspections ont révélé que de nombreux notaires font un large usage d'une faille qualifiée de "transaction complexe" pour demander jusqu'à 20.000 drams pour des services dont le coût pour la plupart est de 500 à 5.000 drams.

Les nouveaux tarifs, qui comprennent également les coûts d'impression et de photocopie de documents doivent être affichés dans chaque bureau de notaire dans un endroit bien en vue pour les citoyens."

 

Et en France ?

A quand la "grande profession du droit" sous statut unique d'avocat, et avec celle-ci la fin du numerus clausus, du monopole exclusif sur l'immobilier et du tarif proportionnel, à l'origine des innombrables dérives régulièrement dénoncées ?

La création de "l'acte d'avocat" est un premier pas, le plus difficile dit-on, et la jurisprudence récente de la CJUE et de la Cour de Cassation, de même que les directives européennes, vont dans le même sens.

Les autres doivent suivre et la très grave crise économique et financière en développement va contraindre nos responsables politiques à mettre en oeuvre les incontournables réformes structurelles nécessaires pour "débloquer la croissance" et l'emploi, et lutter contre la corruption, ... dont l'archaïque et calamiteuse séparation des professions d'avocat et de notaire.

Ce pays sera-t-il le dernier au monde à mettre ses services juridiques aux normes internationales ?

Par avocats notaires
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Vendredi 12 août 2011 5 12 /08 /Août /2011 10:32

LA SITUATION ECONOMIQUE EN FRANCE IMPOSE DES REFORMES STRUCTURELLES, DONT "LA GRANDE PROFESSION DU DROIT"
Chaque jour nous apporte son lot de mauvaises nouvelles sur la situation économique de la France.
Naturellement, le discours de l'exécutif politique reste optimiste. Comment s'en étonner : la désinformation est leur métier. Il faut les écouter - et les interpréter - au second degré.
Parmi les mauvaises nouvelles de ces derniers jours :
. croissance nulle,
. déflation,
. baisse de l'activité industrielle,
. chômage en hausse ... conséquence logique des autres paramètres,
. les graphiques de la page Bloomberg French Republique ( http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=CFRTR1U5:IND ) indiquent clairement que les spéculateurs parient sur un "défaut" de l'Etat français, avec une accélération spectaculaire. Or les "spéculateurs", s'ils sont généralement critiqués, indiquent quand même la tendance,
. "Après les PIGS, les FIGS" ( http://blog.lefigaro.fr/economie/2011/08/apres-les-pigs-les-figs.html ). Toujours sur Bloomberg TV, ce titre : "Figs are the new Pigs !". Traduction : "les Figs sont les nouveaux cochons". "Pigs" est le nom pas très gentil donné aux mauvais élèves de la zone euro : Portugal, Italie, Grèce, Espagne.
Désormais, la première chaîne mondiale sur les marchés financiers ose ce jeu de mots : Les Figs sont : la France, l'Italie, la Grèce et l'Espagne".
. etc.
C'est dire si, malgré le discours qui se veut rassurant du président et des ministres, la situation réelle de la France est grave.
Le gouvernement n'a plus le choix : il faut mettre en oeuvre, de toute urgence, les réformes structurelles inévitables pour "débloquer la croissance", selon la terminologie de la Commission Attali.
Et parmi ces mesures, naturellement, la "grande profession du droit", autrement dit la fusion des professions d'avocat (53.000 professionnels) et des notaires (9.000).
S'ajoute à cet impératif résultant clairement de la situation économique, la pression de l'Europe : voir l'arrêt CJUE du 24 mai 2011, qui dénie aux notaires une quelconque prérogative d' "autorité publique", et met ainsi à bas toute l'argumentation de cette corporation pour repousser l'incontournable réforme de son statut.
On peut même dire, aujourd'hui, que cet arrêt historique rend illégal le statut des notaires français (numerus clausus, monopole sur l'immobilier, tarif obligatoire), et que les nouvelles procédures annoncées, auprès des juridictions tant européennes (CJUE, CEDH) que nationales (voir l'arrêt de la Cour de cassation qui reconnaît clairement la prééminence et l'application immédiate des directives et de la jurisrudence européennes), ne peuvent qu'imposer le constat de l'obsolescence de ce statut d'un autre âge.
Il faut aussi rappeler que le FMI a imposé à la Grèce, parmi les réformes structurelles indispensables au redressement économique et financier de ce pays, la "libéralisation" des professions réglementées, dont, naturellement, les notaires.
Eu égard aux menaces qui pèsent chaque jour davantage sur la situation de la France, et le risque clairement évoqué de faillite de banques et même de "défaut" de l'Etat français, la Grèce constitue clairement le "laboratoire" des mesures qui vont devoir être mises en oeuvre aussi en France, et cela très rapidement.
Evidemment, ça ne fait pas l'affaire de la corporation des notaires, dont le seul avenir envisageable est sa dilution dans la "grande profession du droit", sous statut unique d'avocat, à l'image de ce qui existe déjà depuis longtemps dans les démocraties les plus évoluées et les plus performantes.
La gesticulation et le lobbying du CSN (Conseil supérieur du notariat) auprès des candidats présumés à l'élection présidentielle de l'an prochain, et les promesses rassurantes qui pourraient résulter de cet activisme débridé, ne pourront évidemment rien contre les réalités économiques et les réformes structurelles que celles-ci imposent de toute urgence.

Par avocats notaires
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Mercredi 27 juillet 2011 3 27 /07 /Juil /2011 21:07

LES ACTES NOTARIES NE SONT PAS AUSSI "EXECUTOIRES" QUE LES NOTAIRES LE PRETENDENT !

Notre fidèle correspondant FELIX nous signale un très intéressant article du site www.avocats-sillard.com/index.php?module=actus&id=57 de la société d'avocats SILLARD et Associés, au sujet de la supposée "force exécutoire" des actes des notaires.

Extraits :

"VERS UNE REMISE EN CAUSE DE LA FORMULE EXECUTOIRE DES ACTES NOTARIES ?

(Article écrit le 20-07-2011 par Gilles-Antoine SILLARD)

Un arrêt rendu le 24 mai dernier par la Cour de Justice de l'Union Européenne (Commission c/ France aff. C-50/08) pourrait fragiliser la formule exécutoire des actes notariés.

Rappelons que :

L'article premier de la loi du 15/05/1976 stipule "pour permettre au créancier de poursuivre le recouvrement de sa créance, le notaire établit une copie exécutoire, qui rapporte littéralement les termes de l'acte authentique qu'il a dressé. Il la certifie conforme à l'original et la revêt de la formule exécutoire".

L'article 3 de la loi du 9/07/1991 stipule "seuls constituent des titres exécutoires ... les actes notariés revêtus de la formule exécutoire".

Traditionnellement les notaires sont délégataires du sceau de l'Etat et participent à l'exercice de l'autorité publique.

Or, dans son arrêt précité, la Cour de Justice de l'Union Européenne considère que les actes notariés, qui requièrent le consentement préalable des parties et relèvent du régime légal des preuves, reposent sur la volonté des parties de passer un acte. Il en découle que l'activité notariale ne participe pas à l'exercice de l'autorité publique.

Précédemment, et dans le même esprit, un jugement rendu le 25 février 2011 par le juge de l'exécution du Tribunal de Grande Instance de Perpignan en matière de saisie immobilière, s'interrogeait sur la constitutionnalité d'une copie exécutoire d'un acte notarié et ordonnait la transmission à la Cour de Cassation d'une question prioritaire sur le sujet. Dans cette espèce, la débitrice faisait valoir que la "mise en oeuvre d'une saisie immobilière dont les conséquences dommageables sont importantes, sur la seule base d'une copie exécutoire à ordre notariée, sur le fondement d'un contrat conclu entre les personnes privées et sans intervention préalable de l'autorité judiciaire" fait échec aux articles 2-17 et 16 de la Déclaration de 1789.

Il en résulte qu'une approche anglo-saxonne pour les professionnels du droit semble de plus en plus prendre racine dans le droit européen."

 

Après l'émergence de "l'acte d'avocat", suivie de l'arrêt CJUE du 24 mai dernier qui dénie aux notaires toute prérogative d'autorité publique, il ne reste vraiment plus grand chose de la "force exécutoire" revendiquée par les notaires pour leurs "acte authentiques" (dont personne - hormis les notaires eux-mêmes - ne perçoit plus la spécificité).

Il faut donc bien se rendre à l'évidence : la "grande profession du droit", sous statut unique d'avocat, avance maintenant à grands pas !

 

Par avocats notaires
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Lundi 25 juillet 2011 1 25 /07 /Juil /2011 11:04

"UN NOTAIRE ASSASSIN"

C'est le titre d'un article de l'Est Républicain en date du 23 juillet écrit par le journaliste Marcel Gay, déjà auteur d'un ouvrage remarqué sur les dérives notariales.

Extraits :

"UN NOTAIRE ASSASSIN

Arnaud Thomas-Chevallier, ancien notaire de Longwy, a été condamné le 29 mars 1995 à dix-huit ans de réclusion pour le meurtre d'un confrère.

Le corps de Me Jean Flauder fut découvert par son fils, au bord d'une route, à la sortie du village de Muzeray, le 5 février 1980 vers 2 heures du matin. Le notaire de Cons-la-Grandville, en Meuse, a été abattu de six balles de revolver. La veille, vers 18 heures, une voix de femme dont il n'avait aucune raison de se méfier, lui avait donné rendez-vous pour un problème de partage dans une famille d'agriculteurs. C'était un guet-apens.

PAS DE PREUVES

Les enquêteurs suspectent un couple de gitans dont une parente est bénéficiaire d'un testament olographe d'une riche demoiselle de Longwy. Le testament est déposé à l'étude de Me Flauder. Mais les héritiers de sang contestent cette donation et engagent une procédure dans laquelle le notaire devait témoigner en leur faveur. Les intérêts en jeu sont très importants et les gitans ont déjà prélevé de grosses sommes d'argent sur la succession. Faute de preuves, l'information sera clôturée par un non-lieu le 18 mars 1985.

UN JUTEUX BUSINESS

L'affaire rebondit de façon inattendue le 7 décembre 1989. Ce jour-là, un autre notaire a quelques soucis avec la justice : c'est Me Arnaud Thomas-Chevallier, le notaire de Longwy. Fils d'un avoué réputé de Nancy, époux d'une procureur de la République, Thomas-Chevallier "se croyait intouchable" concède son avocate, Me Liliane Glock. Il incarnait à lui seul "la justice". Docteur en droit dès l'âge de 22 ans, maître de conférence à la fac de droit de Nancy, il connaissait toutes les intrigues du sérail. La justice n'étant pour lui qu'un juteux business, il s'affranchissait du droit autant que de la morale.

UNE GROSSE BOURDE

Les nombreuses malversations financières commises dans le cadre de son étude finirent quand même par déboucher sur une enquête de la PJ de Nancy. Les policiers découvrent alors des dizaines et des dizaines de détournements, de captations, de vols ... Au point que le juge de Briey ne peut faire autrement que d'inculper Thomas-Chevallier de faux en écritures publiques, abus de confiance et escroqueries.

Le 7 décembre 1989, après 48 heures d'une garde à vue éprouvante, le notaire va commettre la bourde de sa vie. Il demande aux policiers qui s'apprêtent à le conduire en cellule de pouvoir s'entretenir quelques instants, seul, avec une jeune femme qui l'attend dans le hall du palais de justice. Il lui demande de se rendre immédiatement à son étude et de récupérer, dans le coffre-fort, un sac d'écolier dans lequel se trouvent une arme ainsi que des testaments en blanc.

. Pourquoi ? Tu as tué quelqu'un, demande la jeune femme ?

. Oui.

. Qui ?

. Flauder.

. Quand ?

. En 1980 juste avant que ma tête n'éclate.

RUPTURE D'ANEVRISME

La jeune femme ne gardera pas ce secret pour elle. Le 9 décembre, une perquisition à l'étude notariale permet de retrouver un revolver Arminius HW3 de calibre 22 LR. Les expertises balistiques sont formelles : il y a "identité de striures" entre l'arme et deux des balles extraites du corps de la victime. Ce 9 décembre, le procureur de Verdun rouvre, en raison de charges nouvelles, l'information concernant le meurtre de Me Flauder.

Les policiers se souviennent que le lendemain du meurtre, Thomas-Chevallier est tombé malade : une rupture d'anévrisme consécutive, sans doute, à une forte émotion.

Pourquoi Thomas-Chevallier aurait-il tué Me Flauder ? Les enquêteurs ont émis plusieurs hypothèses. L'une les ramène au fameux testament olographe déjà évoqué. Une autre hypothèse concerne la rude concurrence entre les deux études. Aux assises de la Meuse, en mars 1995, le notaire ne donnera aucune explication. Il sera condamné à 18 ans de réclusion."

 

Merci encore à Marcel GAY pour son talent, et pour son courage.

En effet, à l'instant même où la corporation des notaires se trouve à la croisée des chemins (... et même au-delà), il n'est pas sans intérêt de rappeler cette affaire criminelle très symptomatique.

 

Par avocats notaires
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