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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 14:18
LES MAUVAIS ARGUMENTS DE FERRAND

Ferrand a expliqué sur BFMTV :

 « Les [membres] du conseil d’administration [des Mutuelles de Bretagne], dont je ne suis pas, ont retenu la meilleure offre, pour les conditions de travail des salariés, pour la proximité avec les transports, qui était celle d’un local détenu par ma compagne », a-t-il détaillé. Il avait fait l’objet d’un « renouvellement de bail, donc ça veut dire que les gens se satisfont de l’endroit où est situé ce local », a-t-il ajouté.

Ce sont là de mauvais arguments :

Le conseil d'administration de la mutuelle (dont il n'est pas puisqu'en tant que directeur général salarié il ne peut pas être en même temps administrateur) a choisi entre les trois options qui lui ont été préparées et présentées  par Ferrand, lequel était partie prenante, intéressé, précisément dans celle qui a été choisie.

Que vaut ce choix du conseil d'administration devant cette présentation qu'on doit présumer tendancieuse puisque mise en oeuvre par leur DG en situation de conflit d'intérêts ?

La quatrième option, la plus intéressante pour la mutuelle mais qui n'a, bien entendu, pas été présentée aux administrateurs, était l'achat par la mutuelle de ces locaux en mauvais état. C'était possible puisqu'à ce moment là la vente à la SCI n'était pas encore réalisée. Et, comme on l'a vu, la SCI elle même n'était pas encore constituée.

Mais c'est Ferrand et sa compagne qui ont choisi de faire eux mêmes la bonne affaire, en demandant, de surcroît, un loyer de 75 % supérieur au loyer normal.

Et quand il évoque "le local détenu par ma compagne" c'est tout autant abusif car celle-ci ne bénéficiait à ce moment là que d'une promesse de vente, au profit d'un acheteur (la SCI) qui n'avait pas d'existence légale. C'est encore un argument qui ne tient pas et, coïncidence qui n'a rien de fortuit, on entend le même type d'arguments fallacieux que ceux utilisés par Fillon il y a quelques mois.

De surcroît, on ne sait pas ce que pense le vendeur de ce tour de passe-passe dont il a lui aussi fait les frais.

Quant à l'argument selon lequel la mutuelle a renouvelé le bail en 2014, il ne vaut pas davantage car la mutuelle, qui a effectué  184.000 euros de travaux de remise en état, ne tient évidemment pas à perdre le bénéfice de cette dépense très importante.

Ferrand nous raconte des histoires au sujet de cette opération lamentable, qui le disqualifie pour participer à un gouvernement qui a fait de la lutte contre la corruption un enjeu essentiel du quinquennat.

Le PR aurait dû le sortir du gouvernement dès mercredi matin lors du Conseil des ministres, puisque les faits étaient clairement établis. Pourquoi ne l'a-t-il pas fait ? Ça reste à ce jour un mystère, qui entache grandement sa crédibilité.

Et le PM vient de nous déclarer que ce sont les électeurs qui décideront du sort de Ferrand ! Mais seuls les électeurs de sa circonscription sont appelés à voter alors que, s'agissant du maintien ou non d'un ministre au gouvernement, cela concerne tous les citoyens de ce pays.

Le PM, tout comme Ferrand et quelques autres, sont donc dans une démarche d'enfumage qui ne trompe personne mais entache le crédit de cette fine équipe d'illusionnistes.

C'est donc maintenant au PR qu'il appartient de trancher, et cela de toute urgence, faute de perdre lui-même sa crédibilité dans le combat qu'il veut mener, proclame-t-il, contre la corruption sous toutes ses formes.

Ce quinquennat, vital pour la démocratie et l'économie du pays, serait très mal engagé si le PR ne décidait pas, sans plus attendre, de sortir Ferrand du gouvernement ... et de voir pourquoi le PM persiste à le protéger.

Il ne doit pas s'agir ici de copinage mais bien de la situation et de l'avenir du pays.

Il faut bien admettre qu'avec cette affaire Ferrand, c'est mal engagé pour Macron, et pour les citoyens de ce pays dont la confiance est encore une fois mise à l'épreuve.

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 20:59
LE SCENARIO DE LA FABULEUSE AFFAIRE FERRAND

Richard Ferrand, directeur général, donc patron salarié, des Mutuelles de Bretagne, a eu la main sur toute l'opération, a tout organisé pour faire lui-même la fabuleuse affaire :

Directeur général de la mutuelle, il a mis en évidence le besoin de nouveaux locaux.

Il a cherché, ou fait chercher, les locaux appropriés.

On lui a signalé plusieurs locaux possibles, dont ceux-ci qui sont à vendre un prix "très raisonnable".

Considérant que les circonstances permettent de réaliser une excellente affaire, il décide  de la faire pour lui même.

Il fait constituer une SCI par sa compagne, qui s'octroie 99 des 100 parts du capital, et met la 100eme part au nom d'un ami (un prête-nom) car la société doit avoir au moins deux associés lors de sa constitution.

Cette centième part sera ensuite rétrocédee à la fille du couple Ferrand-Thenardier.

Le projet de statuts en main (société non encore immatriculée), il fait établir une promesse de vente au bénéfice de cette société "en formation" au prix de 402.000 euros.

Cette promesse de vente (établie sous diverses conditions "suspensives") en main, il expose au président du conseil d'administration de la mutuell les differentes options possibles, en expliquant bien pourquoi la meilleure est précisément l'immeuble pour lequel la SCI bénéficie d'une promesse de vente.

Le conseil d'administration approuve ce choix et décide, toujours sur la suggestion de son directeur général Ferrand (précisément dans son rôle) de prendre cet immeuble en location moyennant un loyer de 42.000 euros par an ( soit une rentabilité supérieure à 10 % !) et de prendre à sa charge tous les travaux necessaires de remise en état, pour un montant de 184.000 euros.

Ayant en main la promesse de vente au prix de 402.000 euros + la promesse de bail à la Mutuelle de Bretagne moyennant le loyer de 42.000 euros (plus, peut être, la charge de la taxe foncière et tout l'entretien) + tous les travaux pour un montant de 184.000 euros, il se rend alors chez son banquier préféré, lequel, bien entendu, accepte de consentir à la SCI un crédit qui couvre l'intégralité du prix et des "frais de notaire" puisque le montant du loyer payé par le locataire en or massif (les Mutuelles de Bretagne) couvre en totalité les échéances du crédit et autres frais.

L'affaire étant ainsi bouclée dans les meilleures conditions qu'on puisse imaginer, le couple Ferrand fait immatriculer la SCI et remet tout le dossier à son notaire préféré pour formaliser l'opération.

C'est donc une fabuleuse affaire pour le couple Ferrand, qui n'a rien déboursé, pris aucun risque, et se retrouve propriétaire d'un bien d'une valeur (prix + travaux) de 586.000 euros, remis à neuf, avec un locataire en or et une rentabilité exceptionnelle de plus de 10 % (et loyer indexé sur l'indice du coût de la construction).

Un rêve, réalisé par Ferrand parce qu'en qualité de directeur général des Mutuelles de Bretagne, il a managé toute l'opération et orienté (dicté) les décisions du conseil d'administration.

Le conflit d'intérêt qui caractérise cette opération est tout aussi fabuleux, et disqualifie clairement son auteur pour participer, dans le gouvernement auquel il appartient, à la lutte impitoyable contre la corruption sous toute ses formes promise par le président de la République.

Depuis ce matin, le discours tenu par Monsieur Ferrand et ses amis ministres et porte-paroles du gouvernement ("il n'y a rien d'illégal") est en tout point semblable à celui que nous servaient, il n'y a pas si longtemps, Fillon et ses proches, dont on sait comment ça s'est terminé.

Il est donc plus qu'urgent que le président de la République se fasse entendre, et siffle la fin de la partie en sortant immediatement Ferrand du gouvernement.

A défaut, c'est son quinquennat et tous ses engagements (notamment de lutter contre la corruption) qui s'effondrent, pour laisser la place aux populistes d'extrême droite et d'extrême gauche.

Avec cette affaire Ferrand, que d'aucuns s'évertuent à minimiser, c'est le sort de notre démocratie qui est en jeu.

Il y a urgence !

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 07:46
VEFA : LE NOTAIRE LOURDEMENT MIS EN CAUSE DANS L'ESCROQUERIE A 10 M€

http://www.ladepeche.fr/article/2017/05/24/2580595-le-desastre-des-granges-d-espiaube.html

Publié le 24/05/2017 à 03:50

"Le désastre des Granges d'EspiaubeTribunal

La facture s'élève à près de 10 millions d'euros…

La salle était pleine à craquer pour suivre l'unique affaire de cette audience : celle consacrée au fiasco du projet immobilier des Granges d'Espiaube, à Saint-Lary.

Une salle remplie par les victimes de cette escroquerie qui en son temps avait fait grand bruit : 56 logements de vacances vendus, jamais livrés, 96 victimes au total, des familles endettées jusqu'au cou pour avoir acheté des appartements inhabitables, bourrés de malfaçons et aujourd'hui frappés d'un arrêté municipal de péril. Ils sont 5 prévenus à la barre. Les 3 principaux : Olivier B., le promoteur ; Jean L., le gestionnaire, et Me C., notaire de Villeneuve-sur-Lot, qui a validé toutes les opérations. Deux femmes aussi : l'ancienne épouse d'Olivier, qui dit tout ignorer, et une agent immobilier, qui a bien du mal à expliquer qu'elle n'a rien à voir là-dedans. Si les 4 premiers font profil bas et ne parlent presque pas, le notaire, pour sa part, parle haut et tient tête. À plusieurs reprises, il va apostropher la présidente, du haut de son savoir notarial : «Mais réfléchissez un peu !», ou bien encore : «Lisez donc votre code civil un peu mieux !». La présidente Gadoullet explose : «Je n'ai aucun conseil à recevoir de vous !». Plusieurs fois, le notaire sera menacé d'expulsion. Ses ficelles de défense sont tellement grosses qu'elles ressemblent à de la corderie d'amarrage pour paquebot et feront réagir la salle. Tout est passé par lui, il a viré des sommes qui donnent le vertige, les faisant passer d'un compte à l'autre, d'une société à l'autre, sur les ordres d'Olivier. Des comptes, il y en a 32, des sociétés, près d'une dizaine. Là encore, une sensation de vertige. Les entreprises qui sont intervenues ne sont pas mieux loties que les acheteurs des appartements : elles n'ont jamais été payées, ont été accusées d'incompétence ou pire, de vol, et virées : les meubles et matériaux étaient en fait transférés de nuit, après avoir été livrés à Espiaube, dans les résidences personnelles des prévenus. Tout ça dans un seul but : s'enrichir en détournant les fonds de la société Les Granges d'Espiaube, en détournant le matériel et en blanchissant, via le notaire, l'argent détourné pour le remettre dans l'économie légale, sur leurs propres comptes en banque ou sociétés spécialement créées à cet effet. Sur les 56 logements, les prévenus s'en réservaient 2 : les chalets K et L, dont le prix au mètre carré était de 826 € contre 3.500 pour les acheteurs «normaux». Des acheteurs venus de la France entière, rassurés par «une apparence de sécurité, portée par un notaire, avec une garantie par le statut, dira une partie civile. Un énorme sentiment d'escroquerie, de la part d'un moniteur de ski sans aucun diplôme qui se prétend gestionnaire, et d'un promoteur qui n'a aucune qualification, à part les escroqueries sur son casier judiciaire. Le tout couvert par un notaire. Ce qui anime ces gens-là, c'est l'esprit lucratif. En économie, l'argent ne se perd jamais, il change de poches, c'est tout.» Et pour assurer leur insolvabilité, le couple principal a fait un legs de ses biens immobiliers à ses enfants mineurs, sur les conseils du notaire, pour échapper à toute saisie future, les enfants étant mineurs. La procureure Marie-Odile Meunier-Garner va livrer un très long réquisitoire où elle va épingler chacun des prévenus : le notaire tout d'abord : les faux en écriture sont évidents et il a une obligation de prudence. Olivier B. ensuite : les multiples escroqueries et blanchiments sautent aux yeux tout comme pour le moniteur de ski. Quant aux deux femmes, la magistrate ne croit pas un instant qu'elles ignoraient tout des magouilles pourtant évidentes et dont elles ont largement profité. Les peines réclamées vont s'échelonner de 9 mois de prison ferme, dont 7 avec sursis et 90.000 € d'amende, à 20.000 € d'amende dont 12.000 avec sursis. Le jugement sera rendu le 4 juillet prochain. En attendant, les victimes ne sauront jamais si elles pourront revoir un jour un peu d'argent : l'expertise est loin d'être terminée et des logements sont désormais sans aucune valeur, puisqu'inhabitables et irréparables. Bons à démolir, tellement les malfaçons sont énormes et les matériaux de mauvaise qualité. La facture totale s'élevant à près de 10 millions d'euros.

Hélène Dubarry"

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 00:13
RICHARD FERRAND EMPÊTRÉ DANS UN CONFLIT D'INTERETS : MACRON VA DEVOIR LE SORTIR DU GOUVERNEMENT !

http://mobile.francetvinfo.fr/politique/gouvernement-d-edouard-philippe/petits-arrangements-de-richard-ferrand-quelle-est-la-saga-immobiliere-du-ministre-de-la-cohesion-des-territoires_2204230.html#xtref=http://www.google.fr

"Que révèle "Le Canard enchaîné" sur "l'affaire immobilière" du ministre Richard Ferrand ?

Par franceinfo – France Télévisions

Mis à jour le 23/05/2017 | 21:47 – publié le 23/05/2017 | 21:04

"Richard Ferrand piégé par une affaire immobilière et familiale." C'est en ces termes que Le Canard enchaîné annonce les révélations à paraître dans son numéro du mercredi 24 mai concernant le ministre de la Cohésion des territoires et candidat de La République en marche aux législatives. 

Alors que le gouvernement s'apprête à mettre sur la table sa loi sur la moralisation de la vie politique, cette affaire ouvre, selon l'hebdomadaire satirique, "la saga des locations familiales". Mais de quoi s'agit-il exactement ? Franceinfo vous fait un résumé. 

Que révèle "Le Canard enchaîné" ? 

L'affaire commence en 2011. Richard Ferrand est à l'époque directeur général des Mutuelles de Bretagne, un organisme à but non lucratif. SelonLe Canard enchaîné, en janvier 2011, le bureau du conseil d'administration des Mutuelles se réunit pour choisir un nouveau local destiné à un centre de soins à Brest. C'est une société civile immobilière (SCI) nommée Saca qui est choisie "à l'unanimité", pour un loyer annuel de 42 000 euros. Celle-ci n'existe pas encore légalement,"n'est même pas encore propriétaire des surfaces qu'elle propose à la location", et sa future gérante n'est autre que… Sandrine Doucen, l'épouse de Richard Ferrand.

"Fort de [cet] accord financier, Sandrine Doucen peut passer la vitesse supérieure", ajoute le journal. Elle enregistre sa SCI au capital de 100 euros avec un ami de Richard Ferrand (une SCI doit compter au moins deux associés) qui investit"un euro pour acheter une action, pendant que Sandrine Doucen s'offre les 99 autres". Quelques mois plus tard, elle achète les locaux brestois et obtient un prêt "d'un peu plus de 402 000 euros", soit 100% du prix d'achat ainsi que les frais de notaire : un "traitement réservé aux acquéreurs qui disposent d'un locataire dont les revenus sont garantis", précise Le Canard. "La décision des Mutuelles va permettre à la compagne du directeur général de rembourser, à terme, la totalité de son emprunt bancaire."

En outre, "les lieux seront entièrement rénovés – et sans contrepartie – aux frais des Mutuelles, pour un montant de 184 000 euros", poursuit l'hebdomadaire.

Que répond Richard Ferrand ? 

L'opération n'a rien d'illégal, elle ne met pas en question de l'argent public et n'a débouché sur aucune plainte. Aussi Richard Ferrand, sollicité par Le Canard enchaîné, ne dément pas les faits et assure qu'il ne s'agit pas d'un arrangement :"c'était la solution la moins chère, plaide-t-il. Le prix était conforme au marché, et rien n’a été caché : tout le monde savait que cette SCI était la propriété de ma compagne."

Le président des Mutuelles de Bretagne savait-il que la SCI retenue allait appartenir à l'épouse du directeur général d'alors, demande Le Canard Interrogé, le président assure n'avoir"aucun souvenir" de cette information. L'hebdomadaire rappelle également que Richard Ferrand n'apparaît pas dans les statuts de la SCI. Et pour cause : un ami de la famille a accepté d'investir un euro afin de permettre sa création, avant de s'en retirer au profit de la fille de Richard Ferrand et Sandrine Doucen, explique Le Canard Enchaîné.  "la valeur des parts a été multipliée par 3 000", précise le journal.

Quant à l'actuel président du conseil d'administration, cité par l'hebdomadaire, il rappelle que le contrat a été signé par son prédécesseur et que les locaux correspondent "en tous points" aux besoins de la mutuelle."

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 12:06
UNE DISPOSITION RÉGLEMENTAIRE ESSENTIELLE : UN NOTAIRE ASSOCIÉ NE PEUT ÊTRE NOMMÉ ET EXERCER QUE DANS UN SEUL OFFICE
UNE DISPOSITION RÉGLEMENTAIRE ESSENTIELLE : UN NOTAIRE ASSOCIÉ NE PEUT ÊTRE NOMMÉ ET EXERCER QUE DANS UN SEUL OFFICE
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 09:13
P. A. HEBDO
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 00:13
ATTENTION, CECI N'EST PAS UN "FURIBARD" !
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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 21:41
L'ADLC A RENDU 3 AVIS SUR LA CRÉATION D'UN OFFICE A ST PIERRE ET MIQUELON, L'UNE DES 60 « ZONES D'INSTALLATION CONTROLEE » (ZONES ORANGES)

Un correspondant nous signale que trois avis de l'ADLC sont publiés sur le site OPM.

On y observe les divers éléments et critères évoqués par cette instance indépendante :

. les facteurs démographiques : population totale, population active, taux de mortalité, mariages, taux de croissance moyen de la population, pyramide des âges,

. la situation économique locale : nombre de logements principaux et secondaires, nombre de propriétaires (résidence principale), PIB par habitant, taux de chômage, nombre d'entreprises,

. l'avis des notaires en place,

. les éléments fournis par le demandeur pour apprécier si l'installation projetée serait de nature à porter atteinte à la continuité de l'exploitation des offices existants et à compromettre la qualité du service rendu dans la zone concernée,

. la répartition et l'évolution des chiffres d'affaires et des résultats réalisés par les offices existants,

« Pour mémoire, dans chaque zone, l'Autorité a calculé un chiffre d'affaires à l'horizon 2024, intégrant les prévisions d'évolution de population de l'INSEE et les effets de la réforme tarifaire (indicateur de demande).

Dans les zones où ce chiffre d'affaires prévisionnel par notaire libéral (indicateur d'offre) était supérieur à 450.000 euros, elle a considéré qu'il existait un potentiel de développement d'activité. Elle a toutefois veillé à ce que les nouvelles installations ne conduisent pas à une baisse du chiffre d'affaires moyen par office existant supérieur à 35 %. »

. en cas de plusieurs demandes pour un seul office, « il appartiendra au garde des Sceaux de les départager en vertu de leurs mérites propres et le cas échéant en tenant compte de la caducité de certaines d'entre elles en application du quatrième alinéa de l'article 52 du décret du 5 juillet 1973 précité. »

Cette procédure a de fortes chances d'être étendue à l'ensemble du territoire national à l'issue du TAS en cours, qui ne sera assurément pas renouvelé.

C'est aussi, dès à présent, le bon plan B pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'être tirés au sort.

Les critères relatés ci-dessus constituent la trame de la demande à presenter à l'ADLC.

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 00:45
L'A.I. : "UN ÉNORME TSUNAMI"

http://www.latribune.fr/technos-medias/l-intelligence-artificielle-va-etre-un-enorme-tsunami-716841.html?amp=1

"L'intelligence artificielle va être un énorme tsunami"

Propos recueillis par Philippe Mabille  |  19/05/2017, 8:00

"Il y a deux écoles. Ceux qui pensent que la machine aura tous les caractéristiques humaines. Les bonnes et les mauvaises... Elle sera cupide, voudra du pouvoir et asservir les autres. Et il y a ceux, les plus nombreux, qui pensent que la machine raisonnera par rapport à son propre empire. Elle voudra sécuriser son accès à l'énergie, la stocker et survivre." (Charles-Édouard Bouée, président du cabinet de conseil Roland Berger)

« Nous entrons dans l'âge des machines » et pour l'individu, le citoyen, le salarié, l'entreprise, l'État, cela sera une vague énorme. Dans un livre très didactique, « La Chute de l'empire humain », Charles-Édouard Bouée, le président du cabinet de conseil Roland Berger, explique les défis qui nous attendent avec l'arrivée de l'intelligence artificielle « portative ». Selon lui, une IA consciente d'elle-même pourrait s'éveiller dans le courant de la décennie 2030. Et changer le monde...

LA TRIBUNE - Sommes-nous en train de vivre un tournant avec l'arrivée de l'intelligence artificielle dans nos vies ?

CHARLES-ÉDOUARD BOUÉE - À l'évidence, oui ! Tous les indices que nous observons depuis deux ans le montrent. Nous entrons dans l'âge des machines intelligentes. En 2016, il y a eu des prises de position très claires de personnages emblématiques des nouvelles technologies - Elon Musk, Bill Gates, etc. - et des victoires hautement symboliques de l'IA contre les champions du monde du jeu de go, de poker ou du jeu Civilisation, qui est un jeu de stratégie encore plus complexe. On a aussi vu émerger de nouveaux acteurs de l'IA, comme Nvidia qui a doublé de valeur boursière en un an. Le vrai point d'inflexion a eu lieu il y a dix ans, en 2005-2006. C'est là que les premières puces Nvidia et les premières applications de machine learning sont apparues. Mais le mot intelligence artificielle n'est entré dans le vocabulaire des entreprises que depuis 2016. La France s'en est rendu compte avec retard mais a lancé en janvier dernier France IA, une initiative intéressante dotée d'une enveloppe de 1,5 milliard d'euros sur dix ans, et qu'il faut désormais développer. Tous les grands pays en ont fait une priorité : dès 2016 aux États-Unis, un rapport très complet sur les enjeux de l'IA a été remis à Barack Obama. Les Chinois aussi en ont fait leur nouvel objectif national prioritaire. Les entreprises en parlent, les États s'en préoccupent et le sujet commence aussi à intéresser le grand public, à voir les nombreuses unes de la presse qui y sont consacrées.

Il y a donc une accélération ces deux dernières années...

L'intelligence artificielle coïncide avec la prise de conscience de l'impact des technologies nouvelles sur le travail, et sans être au coeur des enjeux des élections dans les différents pays, elle percute le débat politique parce qu'elle aura des conséquences pour l'économie et l'emploi. En mai 2014, Roland Berger avait fait une étude remarquée selon laquelle la robotisation pourrait menacer 42 % des emplois. C'était très prospectif. Les débats restaient très académiques. C'est aujourd'hui devenu un sujet de l'actualité. Tout le monde en parle. Il y a une accélération du temps. Pas seulement celui des technologies mais de tout. Hartmut Rosa, le philosophe allemand, a raison : le temps s'accélère.

Quels scénarios envisager pour l'arrivée de l'IA dans nos vies ?

Elle est déjà présente mais cela reste peu visible. Dans mon livre, j'essaie de décrire ce qui va se passer à un double horizon de dix ans et de vingt ans. 2026-2036, c'est à la fois loin et très proche. Cela va être selon moi un tsunami, en deux vagues. La première, sur la période 2016-2026, va être marquée par le basculement dans l'intelligence artificielle portative, intégrée dans les téléphones mobiles et également dans tous les autres équipements que nous utilisons. L'intelligence artificielle portative pour tous, cela veut dire que notre vie va changer encore davantage dans les dix prochaines années que dans les dix précédentes. L'IA portative va nous faire gagner du temps, en réalisant à notre place tout une série de tâches simultanément et rapidement. L'homme augmenté avec son smartphone intelligent sera capable de gérer plusieurs dimensions en parallèle : notre intelligence artificielle portative pourra en même temps faire nos courses sur plusieurs sites Internet et nous faire livrer à domicile au meilleur prix les meilleurs produits, réserver nos vacances, comparer les prix des abonnements de téléphone tout en vérifiant que nos données personnelles ne sont pas utilisées par des tiers sans notre accord - car notre IA portative effectuera ellemême les recherches et les achats, disruptant ainsi des secteurs entiers comme la grande distribution ou la publicité. Elle se connectera aussi avec l'IA portative de nos voisins, par exemple pour acheter de l'électricité au distributeur local. Notre vie quotidienne et toutes les industries vont être radicalement transformées.

Il y a un gros débat sur la productivité à l'heure du numérique, car on ne la voit pas dans les statistiques. Cette IA portative va tout changer ?

Oui, et elle va faire disparaître la fracture numérique, le fameux digital divide, à part pour ceux qui ne sauront pas se servir d'un smartphone... C'est comme l'énergie. On est tous égaux devant l'électricité. L'IA portative entraînera aussi un rééquilibrage du rapport de force entre les entreprises et les particuliers. Aujourd'hui, l'entreprise, même traditionnelle, a le pouvoir sur nos données et sur la technologie. Demain, avec l'IA portative, l'écart va se combler car tout le monde aura accès à cette puissance informatique. Avec la montée des cadres nomades et des freelancers, les rapports de force sociaux et le monde du travail pourraient évoluer sensiblement : nous tous, salariés comme consommateurs, serons « augmentés » et pourrons postuler aux nouveaux emplois, nous procurer les nouveaux produits et services avec l'appui de notre IA personnelle.

Qui seront les acteurs de cette intelligence artificielle portative ?

Selon moi, les leaders de cette nouvelle révolution ne seront pas les Gafa. Ni Google ni Apple ni Facebook ni Amazon, ni même les Chinois des Bat (Baidu, Alibaba et Tencent). Il y aura un rééquilibrage entre les grands acteurs de l'Internet, les entreprises et les individus. La question de la sécurité des données, des data, sera cruciale. On crée tous les deux ans autant de données que celles qui ont été produites avant par l'humanité. C'est vertigineux. Celui qui pourra avoir accès à des données « fraîches » sera très rapidement au même niveau que celui qui l'a précédé. Avec une IA portative, personne ne voudra avoir affaire à un commerçant qui dispose de son historique de données. Tout nouvel acteur capable de garantir cette protection des données aura donc une prime sur les autres. Ce pourra être un spin off des Gafa, ou bien un nouvel acteur encore inconnu. Les données n'auront plus la même valeur économique. Les futurs nouveaux algorithmes seront probablement moins consommateurs de données car l'IA sera de plus en plus élaborée. Aujourd'hui le machine learning [apprentissage automatique ou apprentissage statistique, Ndlr] a besoin d'une masse considérable de data et de capacité de calcul. Demain, nous passerons au machine reasoning avec une IA interprétative ayant une plus forte capacité de raisonnement. La dernière preuve empirique que les Gafa ne seront pas forcément les gagnants de la bataille de l'IA, c'est l'observation du passé. Il y a eu trois vagues technologiques depuis les années 1990 : la vague de l'ordinateur portable avec Microsoft et IBM ; la vague d'Internet avec les grands opérateurs fournisseurs d'accès à Internet, comme AOL (America Online). Et enfin, on a eu la vague des Gafa avec Apple, Google, Facebook et Amazon.

En dix ans, les Gafa ont atteint en Bourse l'équivalent du PIB de la France... Comment imaginer leur disparition ?

Ces entreprises ne vont pas disparaître mais elles peuvent connaître le même sort que celui des opérateurs télécoms. Dans dix ans, il y aura des sociétés qui auront une capitalisation boursière de plus de 1 000 milliards de dollars mais selon moi, ce ne seront pas les Gafa. Les nouveaux acteurs dominants seront ceux qui fourniront l'IA portative en protégeant les données personnelles. L'histoire a montré qu'à chaque transition, les consommateurs ont cherché un nouveau produit et une nouvelle marque. Google au début était un service neutre qui n'essayait pas de nous vendre quelque chose. Le moteur de recherche s'est imposé et est ensuite devenu un service marchand. Il y a donc beaucoup de présomptions que les dernières années ne sont pas une garantie pour le futur. On peut imaginer que la prochaine disruption technologique, qui est la plus grosse, se fera avec de nouveaux acteurs.

Cela veut dire que tout le monde repart du même point. Mais les Gafa sont tellement riches qu'ils pourraient aspirer tous les cerveaux. N'a-t-on pas atteint un point de non-retour ?

Ce n'est pas qu'une question de puissance et d'argent mais d'algorithmes et de créativité pour engendrer de nouveaux business. Ceux qui ont fait fortune, ce ne sont pas les créateurs d'Internet, mais ceux qui ont suivi, qui ont su créer les services, fait un comparateur, un site de vente en ligne ou de voyage ou de rencontres... Au début des années 1990, les étudiants d'Harvard allaient chez Microsoft qui attirait tous les talents et pourtant ce sont d'autres qui ont gagné la bataille de l'Internet. Donc rien ne garantit que les Gafa seront les gagnants pour l'éternité. En dix ans, un nouvel entrant avec peu de capitaux mais les bons cerveaux peut prendre leur place.

Donc, c'est la révolution des cerveaux... humains ?

Oui, heureusement... mais cela sera différent dans les dix années qui suivent. Dans la séquence 2026-2036, les progrès de l'IA seront encore plus spectaculaires : machine learning, machine reasoning, la machine qui apprend, celle qui raisonne ; puis viendront les algorithmes génétiques qui se corrigent et se transforment, c'est-à-dire une machine capable d'évoluer génétiquement, comme un cerveau humain.

On va donc vers l'IA forte ?

Progressivement, de plus en plus d'applications utiliseront l'IA portative. Ma thèse est qu'à un moment donné, de manière aléatoire, une machine va s'éveiller. Dans le livre, je date cet événement, qui correspond au fameux point de singularité, au 15 août 2038. Cela peut arriver n'importe où, n'importe quand. Ce sera un « accident ». Ce n'est pas nécessairement celui qui cherche qui trouvera. Dans la thèse du livre, c'est une mise à jour de routine de l'IA qui déclenche son éveil.

Oui, et cela pose dès lors toute une série de questions philosophiques. Comment se comporte l'IA devenue consciente ?

Il y a deux écoles. Ceux qui pensent que la machine aura tous les caractéristiques humaines. Les bonnes et les mauvaises... Elle sera cupide, voudra du pouvoir et asservir les autres. Et il y a ceux, les plus nombreux, qui pensent que la machine raisonnera par rapport à son propre empire. Elle voudra sécuriser son accès à l'énergie, la stocker et survivre. Elle va donc s'assurer que l'environnement climatique et énergétique est sécurisé. C'est tout ce dont elle a besoin. Elle cherchera à éviter les guerres et tout ce qui pourrait perturber ses infrastructures.

Elle va gouverner la planète Terre... Ce sera "la chute de l'empire humain" ?

Elle va s'assurer de sa survie sur Terre. La machine ne raisonnera pas selon les critères humains, mais en fonction de ses besoins propres. La chute de l'empire humain à l'ère de l'intelligence artificielle forte, ce sera du Gengis Khan ludique et indolore. Comme le décrit Elon Musk, l'homme vivra dans un énorme jeu vidéo, une sorte de Matrix - car pour la machine ce sera le meilleur endroit où mettre les humains.

Les gens en auront-ils conscience ?

Non. Pour l'instant les gens sont sur la plage : ils contemplent les vaguelettes et ne voient pas l'énorme tsunami qui arrive.

Pourtant on voit poindre un début de révolte contre les technologies...

Empiriquement, on sait qu'on ne peut pas arrêter les technologies. Même le nucléaire ne l'a pas été. La question est de savoir dans quel monde nous voulons vivre et comment nous souhaitons contrôler la technologie, ou pas. Mais le vrai problème est que nous n'avons pas conscience de la situation. Si l'être humain savait avec certitude qu'une machine prend le contrôle, alors il se battrait pour sa souveraineté. Mais la probabilité que nous ne soyons pas dans une immense simulation est d'une sur un milliard, a dit Elon Musk. Sa thèse est que la chute de l'empire humain, nous ne la verrons pas. Il se pourrait que nous y soyons déjà.

Sans aller aussi loin dans la prospective, l'intelligence artificielle est aussi une énorme opportunité de business ?

Je ne suis pas d'accord avec ceux qui pensent qu'on est coincé dans un monde de raréfaction du travail et où le revenu universel va s'imposer. Il nous reste dix ans devant nous pendant lesquels nous pouvons encore gagner la bataille. On est à l'aube d'un âge d'or si on sait s'adapter.

Pourtant le patron de Microsoft dit, comme certains hommes et femmes politiques, qu'il faudra taxer les robots pour financer un revenu universel...

Nous avons encore dix ans devant nous pendant lesquels nous pouvons gagner. Le revenu universel, c'est beaucoup trop tôt pour l'envisager. C'est reconnaître qu'on va perdre la bataille de l'IA. C'est exactement l'inverse de ce qu'il faut faire. Nos hommes et femmes politiques sont loin d'être les seuls à tenir ce discours, il y a aussi des représentants de la Silicon Valley qui en parlent. Mais la différence est que ceux-ci sont persuadés qu'ils vont gagner la bataille de l'IA. Le revenu universel, c'est pour expliquer aux gens qu'il faut qu'ils se préparent à être d'éternels perdants, qu'ils ne pourront qu'être pauvres, et subventionnés pour ne pas travailler. Au contraire, les syndicalistes devraient s'emparer de l'IA pour réclamer un effort massif d'éducation et de formation, et permettre aux étudiants et aux travailleurs français d'être les meilleurs. Aujourd'hui, il faut regrouper nos forces : travailler avec les Allemands ainsi qu'avec les autres pays européens, et faire effet de levier face aux Américains qui sont actuellement un peu affaiblis en raison de leurs clivages internes.

Et les entreprises, que font-elles pour se préparer ?

La prise de conscience a commencé. Depuis deux ans, les entreprises se sont lancées à marche forcée dans la transformation digitale. Elles sont en train de comprendre que ce n'est qu'une promenade de santé au regard de la montagne à gravir. Mais je leur dis que c'est une opportunité incroyable pour une entreprise de la vieille économie, car cela rebat toutes les cartes. En ayant une stratégie IA, elles peuvent rattraper leur retard. Aujourd'hui, tous nos clients se sentent menacés par les Gafa. Leur dire que même les Gafa peuvent disparaître avec l'arrivée en dix ans de nouveaux acteurs, c'est de nature à leur redonner l'espoir.

L'Europe a sa chance dans cette nouvelle bataille ?

Oui, parce qu'on a les mathématiciens, les ingénieurs, les cerveaux. Et on n'a pas les Gafa. Pourquoi les Gafa ont-ils gagné contre les opérateurs télécoms ? Parce que les opérateurs étaient persuadés qu'ils avaient la maîtrise du débit et du client. Les fournisseurs d'accès Internet ont cru qu'ils allaient gagner parce qu'ils avaient les abonnés. Mais lorsque les Gafa ont débarqué avec des applications qui ont été d'emblée adoptées par les clients, c'était fini pour eux. Ils sont passés de très riches à très pauvres. C'est une des raisons pour lesquelles l'Europe a raté le virage. Les opérateurs télécoms européens étaient les maîtres du monde et ils ont été vaincus : Vodafone, Deutsche Telekom, France Telecom avaient une stratégie d'expansion mondiale. C'étaient des cash machines qui émettaient de la monnaie papier car ils contrôlaient les consommateurs en les équipant de portables. Et les Gafa les ont remplacés en dix ans. C'est la preuve empirique que tout reste possible. On n'est pas assez stratèges en Europe. Les Chinois ont gagné la bataille suivante parce qu'ils sont partis de zéro. Il faut sortir de notre complexe d'infériorité vis-à-vis de la Silicon Valley. La bonne nouvelle, c'est que les grands groupes européens, dans l'automobile, l'industrie, les cosmétiques, n'ont pas peur des Gafa. L'IA est une opportunité pour eux. Ensuite, c'est aux gouvernements nationaux et à l'Europe de fournir les moyens de cette transformation. L'Europe doit lancer une plateforme IA en open source. Si l'Europe, qui a créé le GSM, sait définir les normes de l'intelligence artificielle portative, elle deviendra la référence, au moins pour l'Europe continentale.

Ceux qui auront donné le tempo sur les normes auront un avantage compétitif fort.

Aujourd'hui le problème de l'IA, c'est qu'elle n'est pas portable. C'est la forêt, ça foisonne, on est avant que Microsoft n'impose son système d'exploitation pour tous les ordinateurs. Celui qui saura développer l'OS de l'IA va emporter la mise.

Une stratégie IA pour une entreprise, c'est quoi ?

C'est très différent d'une stratégie classique où l'on regarde la concurrence, le marché, les produits, les clients, etc. La première étape est de visualiser le futur, un futur assez lointain, au moins 2030. Dans ce futur, il faut analyser tout ce qui dans son activité peut être impacté par l'IA. Ensuite, il faut développer une stratégie de conquête. Il faut apprendre à se projeter dans le futur : qu'est que ce qu'on va fournir au consommateur de 2036, qui aura accès à l'IA comme celui de 2017 a accès à l'Internet haut débit ? La seconde étape est d'analyser ses actifs, et déterminer ceux qui sont utiles et ceux qui ne le sont pas.

C'est simple à dire, pas à réaliser...

C'est beaucoup plus simple quand on a pris conscience des conséquences de l'arrivée de l'IA. C'est écrire avec le comex les futurs possibles et voir comment on peut les préempter et prendre de l'avance. C'est pour cela que les groupes traditionnels ont encore leur chance. Ils ont un avantage beaucoup plus grand qu'ils ne le pensent...

Propos recueillis par Philippe Mabille"

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 18:08
ECHANGES RUGUEUX

COURRIER RECU D'UN CORRESPONDANT :

"Monsieur,

Toujours la censure de certains messages qui ne sont ni injurieux ni tendancieux, mais qui ont le seul défau de vous contredire.

Cela frise la malhonnêteté intellectuelle.

Vous savez très bien que la grande profession du droit comme vous êtes le seul à l'intitulée est un leurre. Vous savez très bien que personne parmi les professionnels du droit ne la demande, et que sa mise en oeuvre nécessiterait des réformes importantes et longues.

De même le monopole de certains actes doit être conservé, même si il doit s'ouvrir à certaines professions.

Car éliminons le monopole ce qui signifie que n'importe qui pourra demander la publcation de n'importe quel acte SSP, vous vous rendez compte de la pagaille que ca serait. Les bureaux des hypothèques pourraient multiplier leurs fonctionnaires par dix, mais on aurait une situation d'incertitude quant à la véracité de la publicité foncière.

Nous serons vraisemblablement morts tous les deux lorsque le monopole sera levé et quand la grande profession du droit verra le jour."

REPONSE "

"Olivier,

Vos commentaires ne sont pas publiés car ce que vous affirmez avec tant d'aplomb est totalement  faux :

La GPD existe partout, non seulement aux USA, en GB et autres pays de culture semblable, mais aussi en Europe même, en Allemagne et en Suisse par exemple.

Pourquoi cela devrait-il rester différent en France, pourquoi cette "exception française" ?

Vous savez très bien qu'une loi suffira pour harmoniser la situation en Europe, laquelle harmonisation ne se fera pas sur le modèle francais.

De même "le monopole de certains actes" peut rester dans le monopole des notaires ... et des futurs avocats-notaires.

En effet, tout comme en Allemagne et en Suisse, cohabiteront les notaires officiers publics, et les avocats-notaires sous statut d'avocat.

Pour ce qui est du monopole des actes soumis à publicité foncière, qui assure directement et indirectement la quasi totalité des ressources des notaires, il n'est pas envisagé de publier n'importe quel acte ssp comme vous le dites, mais les actes d'avocats, dont les caracteristiques sont maintenant proches des actes des notaires.

Et bien sûr, les avocats-notaires, sous statut d'avocat, pourront établir les mêmes actes que ceux réservés jusqu'alors aux notaires officiers publics, lesquels continueront, bien entendu, à exercer dans leurs offices, comme jusqu'à maintenant. Offices qu'ils pourront céder aux candidats de leur choix en vertu de leur "droit de présentation".

Pourquoi cela devrait-il poser problème en France, alors que partout ailleurs ça n'est pas le cas ?

Sans compter l'impact, immédiat, des sociétés pluripro, dans lesquelles, en interne, un notaire peut conférer l'authenticité à tous les actes produits par ses associés (avocats, experts-comptables, huissiers) et les publier au service foncier.

Vous ne pouvez évidemment pas énoncer et promouvoir vos contrevérités sur ce blog, dont ce n'est pas l'objet. Il me semble que FB et TW se prêtent mieux à ce genre d'exercice.

..."

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